Zachary Bolduc a transformé en rendement concret une acquisition qui avait fait parler à Montréal. Arrivé des St. Louis Blues en échange de Logan Mailloux, l’ailier est devenu pendant les playoffs l’un des attaquants de profondeur les plus utiles des Canadiens, avec deux buts et quatre passes en 12 matchs.
Ce qui compte aujourd’hui, c’est que sa production ne repose pas seulement sur quelques rebonds chanceux. Bolduc joue 11:12 par match en moyenne dans les playoffs, mais il a trouvé une façon de peser malgré ce temps limité, avec 28 mises en échec, le deuxième total chez les attaquants du Tricolore derrière Josh Anderson. À 5 contre 5, il est aussi le deuxième meilleur attaquant de l’équipe en ce moment, un rang qui dit beaucoup de la façon dont il s’est installé dans la rotation.
Quand Montréal a obtenu Bolduc, certains se sont demandé si le club n’avait pas payé trop cher pour un ailier. Le doute était logique. Mailloux restait un nom connu de l’organisation et l’échange soulevait immédiatement la question du retour à court terme. Les performances de Bolduc en playoffs offrent pour l’instant une réponse nette: il aide les Canadiens là où ils en ont le plus besoin, dans les minutes du bas de l’alignement, quand la profondeur devient une monnaie précieuse.
Il y a aussi une évolution plus subtile dans son jeu. Martin St. Louis lui fait davantage confiance qu’au début de la saison, et cette confiance ne tombe pas du ciel. Bolduc prend de meilleures décisions en défense et soutient mieux ses défenseurs dans les séquences sans rondelle. Ce n’est pas le genre de détail qui fait les gros titres, mais c’est exactement ce qui change la lecture d’une série éliminatoire et ce qui explique pourquoi son rôle s’est stabilisé.
Les Canadiens misent lourdement sur les contributions des lignes inférieures pendant ces playoffs, et Bolduc s’est glissé dans ce plan sans casser le rythme. Les équipes qui avancent loin en séries ne vivent pas seulement de leurs vedettes; elles survivent aussi grâce aux joueurs capables d’être fiables quand le jeu se resserre. Montréal cherchait ce type de présence au moment de l’échange. Pour l’instant, elle l’a trouvé.
Reste maintenant à voir si ce niveau peut tenir quand la pression monte encore d’un cran. Dans une série où chaque rondelle libre, chaque sortie de zone et chaque présence de 11 minutes peut peser lourd, Bolduc a déjà montré qu’il n’était pas seulement une pièce d’échange, mais un joueur que les Canadiens peuvent réellement utiliser quand les playoffs deviennent sérieux.

