Oklahoma City et San Antonio ouvrent dans la nuit de lundi à mardi à 2h30 la première manche des finales de la Conférence Ouest, avec un face-à-face qui a déjà des allures d’événement rare. Les Thunder, forts de 64 victoires en saison régulière, reçoivent des Spurs qui en ont signé 62, dans une série qui oppose pour la première fois depuis 1998 deux équipes ayant chacune au moins 62 succès.
Shai Gilgeous-Alexander, tout juste récompensé par un deuxième trophée de MVP consécutif, n’a pas caché le niveau du défi. Pour lui, San Antonio est « évidemment une très bonne équipe », et il a ajouté avoir eu le sentiment que les Spurs avaient été « juste derrière nous toute l’année ». Son coéquipier Alex Caruso a été encore plus direct: les deux équipes sont, selon lui, les deux meilleures de la saison au regard de leurs bilans, et Oklahoma City s’attend à « une bataille » face à une formation qu’il juge très forte.
Le décor explique l’attention autour de ces statistiques de match du joueur Thunder d'Oklahoma City – Spurs. Le Thunder arrive lancé après deux balayages consécutifs, 4-0 contre les Phoenix Suns puis 4-0 contre les Los Angeles Lakers, une série au cours de laquelle les Lakers ont joué sans Luka Doncic. San Antonio, de son côté, a déjà franchi un tour des séries après une victoire 4-2 contre les Wolves et arrive avec une progression brutale sur un an: 28 victoires de plus que la saison dernière, quand l’équipe avait fini 13e à l’Ouest.
La montée des Spurs repose aussi sur une jeune base qui a changé l’équilibre de l’effectif. Stephon Castle, 21 ans, a tourné à 19,9 points de moyenne, tandis que Dylan Harper, rookie de 20 ans, a produit 13,7 points. Collectivement, San Antonio a aussi élevé ses moyennes de postseason dans presque toutes les grandes catégories statistiques, à l’exception des points marqués, signe qu’il a su gagner en efficacité sans encore tout convertir au tableau d’affichage.
Le duel a même pris une couleur presque sonore dans les échanges autour de la série. Brian Johnson a été cité comme la voix capable de lancer le cri « Thuuuuunder-Spuuuuurs » sur le refrain de Thunderstruck, un clin d’œil à l’ampleur de l’affiche. Mais derrière l’ambiance, les chiffres restent têtus: 64 victoires contre 62, deux équipes en pleine forme, et une série qui ne ressemble ni à un tour de chauffe ni à une simple formalité. Le premier match dira si Oklahoma City continue de jouer avec la même maîtrise ou si San Antonio transforme ce rendez-vous rare en vrai bras de fer.

