MONTRÉAL — Le Canadien de Montréal menait 3-2 contre les Sabres de Buffalo après le premier tiers du match 6, samedi soir au Bell Centre, et il n’était plus qu’à 40 minutes d’une place en finale de l’Association de l’Est. Le tiers initial a commencé à toute vitesse, s’est emballé en moins de deux minutes, puis a basculé d’un bout à l’autre avec cinq buts avant la première pause.
Rasmus Dahlin a frappé le premier, à 31 secondes seulement du coup d’envoi, sur le premier tir des Sabres. Jakub Dobes était dans le filet de Montréal à ce moment-là. Arber Xhekaj a ensuite ramené les siens à égalité un peu plus d’une minute plus tard, avant qu’Ivan Demidov ne donne l’avance aux Canadiens en avantage numérique, son deuxième but des séries. Jake Evans a suivi deux minutes plus tard avec un but en infériorité numérique contre Alex Lyon, portant la marque à 3-1.
Buffalo n’a pourtant pas laissé le match glisser. Jason Zucker a réduit l’écart sur un jeu de puissance avant la fin de la période, ramenant les Sabres à un but et gardant le match vivant à la sortie du premier vingt. Le but de Demidov est venu alors que Dahlin était au banc des pénalités, un détail qui a pesé lourd dans une période où chaque erreur s’est transformée presque aussitôt en occasion nette de l’autre côté.
Ce match 6 s’inscrit dans une série où Montréal a repris l’avantage avec une victoire de 6-3 dans le match 5. Cette soirée-là, le Canadien avait déjà repris le contrôle du duel, et samedi il a commencé la rencontre avec le même instinct d’urgence. La différence, cette fois, est que les Sabres ont répondu presque à chaque coup, transformant un premier tiers prometteur pour Montréal en avant-goût d’une fin de match bien plus serrée que le score de départ ne le laissait croire.
À ce stade, Montréal avait les meilleures cartes en main, mais le premier tiers a rappelé ce que ces séries imposent vraiment: une avance n’est jamais confortable quand elle se construit aussi vite. Les Canadiens n’avaient pas encore avancé, mais ils avaient placé Buffalo dans une position où le moindre arrêt, la moindre pénalité et le moindre contre-pied pouvaient décider de tout le reste de la soirée.

