Lecture: Algerie: Darmanin espère une reprise de la coopération judiciaire avec Paris

Algerie: Darmanin espère une reprise de la coopération judiciaire avec Paris

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a appelé lundi 18 mai en Algérie à une sortie de crise diplomatique avec Paris et à une reprise progressive de la coopération judiciaire entre les deux pays. Le déplacement du ministre français de l’intérieur intervient alors qu’Alger a délivré 150 laissez-passer consulaires depuis février 2026, un signal concret dans un dossier où chaque document compte.

Ces laissez-passer correspondent à des Algériens qui avaient besoin d’une autorisation officielle pour rentrer dans leur pays. Côté français, le ministère de l’intérieur a indiqué que 150 Algériens avaient été reconduits à la frontière depuis le début de l’année. Le contraste avec la période précédente est net: entre avril 2025 et février 2026, aucun Algérien n’a été expulsé pendant que occupait le portefeuille de l’intérieur.

Les chiffres rappellent que le sujet n’a rien d’un épisode isolé. Au premier trimestre 2025, 500 Algériens avaient déjà été reconduits à la frontière. Sur l’ensemble de l’année 2025, ils étaient 2.539 à avoir été renvoyés dans leur pays, contre 3.000 en 2024. Les Algériens représentaient alors une personne expulsée sur dix, et ils sont les plus nombreux parmi les personnes éloignées depuis 2022.

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La séquence éclaire aussi la mécanique administrative derrière les annonces politiques. Les expulsions ne recouvrent pas les mêmes situations que les éloignements spontanés ou les éloignements aidés, et c’est souvent sur ces distinctions que se joue la lecture des résultats. La délivrance des laissez-passer par Alger, depuis février 2026, donne à Paris un levier qu’il n’avait pas durant une grande partie de la période précédente.

Dans ce contexte, la visite de Darmanin prend une portée qui dépasse la simple diplomatie de passage. En parlant de « la relance de la coopération judiciaire », il a signalé que les autorités françaises veulent rouvrir un canal de travail avec Alger là où la relation s’était durcie. La question maintenant est de savoir si ces premiers gestes administratifs seront suivis d’un rythme plus régulier, ou si la reprise restera suspendue à des à-coups politiques entre Alger et Paris.

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