Sukhwinder Sidhu a été condamné mercredi à 30 mois de prison et à une interdiction de conduire de sept ans après avoir plaidé coupable à des infractions de conduite dangereuse liées à la mort d’Alexandra Paul. Le conducteur de 31 ans avait passé 16 heures au volant quand son poids lourd a percuté l’arrière du véhicule arrêté de Paul avant de frapper plusieurs autres voitures immobilisées dans une zone de travaux bien signalée.
Le juge de la Cour supérieure Clayton Conlan a décrit l’accident comme un « carnage inimaginable ». Sidhu roulait à près du double de la limite permise, et l’impact a blessé plusieurs autres personnes en plus de tuer Paul le 22 août 2023.
Cette sentence met fin à un dossier qui a laissé derrière lui une perte intime et publique. Mitchell Islam, le père du fils du couple, a parlé au tribunal de son chagrin après la mort de Paul, en disant qu’il ne serait « jamais le même ». Leur fils Charlie, âgé de trois ans et demi au moment de la sentence, n’avait que 10 mois lorsqu’il a survécu à l’accident avec une jambe cassée.
Paul et Islam avaient tous deux concouru aux Jeux olympiques d’hiver de 2014 à Sotchi. Après avoir pris sa retraite du patinage, Paul avait obtenu son diplôme en droit puis rejoint un cabinet juridique à Barrie. Cette trajectoire a rendu sa mort d’autant plus brutale pour ceux qui la connaissaient comme athlète, avocate et mère.
Le tribunal a retenu la vitesse, la fatigue et le choix de continuer à conduire comme éléments centraux de la tragédie. Conlan a rappelé que les conducteurs professionnels sont censés respecter la loi, et la peine prononcée mercredi reflète ce que la cour a considéré comme la gravité d’une collision qui a détruit plusieurs vies en quelques secondes.
Pour la famille de Paul, la question qui demeure n’est pas la responsabilité, désormais établie, mais l’empreinte durable laissée sur Charlie. Il a survécu. Sa mère, elle, est morte dans un accident qui n’aurait jamais dû se produire.
