Lecture: Uranium : l’Iran barricade son stock au moment où un accord se rapproche

Uranium : l’Iran barricade son stock au moment où un accord se rapproche

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L’Iran a intensifié ces dernières semaines ses efforts pour verrouiller son stock d’uranium enrichi, en faisant s’effondrer des tunnels et en plaçant des mines explosives aux entrées. Ces mesures de fortification, rapportées samedi par des sources proches du renseignement américain, interviennent alors que les États-Unis et l’Iran se rapprochent d’un accord sur ce stock sensible.

Vendredi, un haut responsable de l’administration a dit aux journalistes que les deux pays étaient proches d’un arrangement obligeant Téhéran à remettre son uranium. Washington le décrit comme enrichi à un niveau proche du grade militaire, ce qui explique pourquoi le dossier a pris une place centrale dans les discussions. Pour les négociateurs, le problème n’est plus seulement de savoir si l’uranium figure dans l’accord, mais comment il pourrait encore être vérifié et retiré si les accès ont été fermés.

Le renforcement du site complique précisément cette étape. Un reportage diffusé samedi a cité cinq sources familières du renseignement américain pour décrire des tunnels murés et des entrées minées. Dans le même temps, a rapporté vendredi que le texte émergent prévoirait le démantèlement du programme nucléaire iranien et permettrait aux États-Unis de collecter l’uranium enrichi. La logique politique de l’accord est donc claire. Sa mise en œuvre, elle, l’est beaucoup moins.

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a averti que de telles fortifications pourraient pousser les négociateurs à exiger que l’Iran amène l’uranium dans un lieu central pour vérification puis retrait. Cela donnerait aussi à Téhéran la possibilité de présenter lui-même l’inventaire du stock. Mais Roecker a dit qu’il craindrait alors qu’une partie de l’uranium hautement enrichi soit déclarée irrécupérable, ce qui laisserait au pays une capacité de reprise future. Cette inquiétude rejoint celle d’un président américain qui a répété que récupérer l’uranium était une priorité et a affirmé que seuls les États-Unis, et peut-être la Chine, en avaient la capacité.

Reste un obstacle concret que personne n’a encore levé: les détails de la façon dont cet uranium serait extrait n’ont pas été clarifiés. Un rapport diffusé vendredi indiquait que Washington avait d’abord prévu une mission au sol en Iran pour le récupérer, avant que ne la suspende. L’ancien ministre de la Défense a, lui, estimé que les États-Unis et Israël auraient dû agir ensemble pendant la guerre pour le prendre par la force et arracher le programme nucléaire iranien à sa base. Si un accord avance, la question décisive sera donc moins la formule politique que la méthode de retrait, et c’est sur ce point que tout peut encore se bloquer.

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