Donald Trump a annoncé jeudi qu’il remplacerait par un meeting politique à Washington, le 24 juin, le concert prévu pour le 250e anniversaire de la Déclaration d’indépendance des États-Unis. Le président a présenté cette bascule comme une réponse simple à un programme qui s’est déjà fissuré avant même d’avoir eu lieu.
Cette annonce tombe au moment où le projet cherche encore à exister. Cinq artistes initialement prévus se sont retirés la semaine précédente, et la liste des noms annoncés pour les célébrations — dont Vanilla Ice, C+C Music Factory et l’ancien duo Milli Vanilli — a suscité des moqueries sur les réseaux sociaux. C’est donc au milieu d’un malaise déjà installé que Trump a décidé de reprendre la main.
Le président n’en était pas à sa première idée. Samedi, il avait déjà évoqué la possibilité de remplacer le concert par un rassemblement et demandé à ses équipes d’évaluer si cela était faisable. Jeudi, il a officialisé ce virage, promettant « le plus grand rassemblement de tous les temps » et affirmant qu’il ne voulait pas de chanteurs « sans talent, avec des cachets énormes qui vous endorment ». Il a aussi dit que Lee Greenwood serait présent.
Le problème est que le concert avait déjà cessé d’être une simple célébration culturelle. Bret Michaels a expliqué que ce qu’on lui avait présenté comme une fête du pays était devenu quelque chose de « bien plus clivant » que ce à quoi il avait accepté de participer, avant d’annoncer son retrait, comme les Commodores. Martina McBride a pour sa part dit qu’on lui avait proposé de se produire lors d’un événement non partisan, mais que cela s’était avéré trompeur. À mesure que ces départs s’accumulaient, la promesse d’un événement rassembleur s’effaçait derrière une programmation devenue politisée.
Le 24 juin est désormais la prochaine date à surveiller, même si la question la plus importante reste ouverte: qui, au final, montera réellement sur scène à Washington. Trump a déjà montré qu’il voulait faire de ces célébrations un moment à sa main, après avoir aussi prévu des combats d’arts martiaux mixtes sur la pelouse de la Maison-Blanche pour le 14 juin, jour de son 80e anniversaire. Le meeting annoncé jeudi est donc moins un ajout au programme qu’un aveu: le concert n’était plus tenable tel quel.

