Lecture: Éric Duhaime visé par Ange Claude Bigilimana, qui rejoint les libéraux

Éric Duhaime visé par Ange Claude Bigilimana, qui rejoint les libéraux

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a quitté le camp conservateur pour rejoindre les libéraux de , samedi à Sherbrooke, et il a choisi ce moment pour lancer une attaque directe contre . L’ancien candidat conservateur à Terrebonne en 2025 et à Mille-Îles en 2022 a dit que le chef n’avait pas su imposer une ligne nette à son parti.

Sa sortie attire l’attention maintenant parce qu’elle a été faite au conseil général libéral tenu en Estrie, là où le parti cherche à montrer qu’il peut encore recruter des visages connus de l’autre côté de l’échiquier. Bigilimana arrive avec un parcours qui dépasse celui d’un simple candidat: il a aussi été vice-président national du Parti conservateur, ce qui donne un poids particulier à son changement de camp.

À Sherbrooke, il n’a pas mâché ses mots sur Duhaime. Selon lui, le chef conservateur n’a pas assumé une orientation limpide pour sa formation; il a résumé sa pensée en disant que ce n’était pas « ce n’est pas une direction claire ». Il a aussi reproché au chef de tirer sur « tout ce qui bouge », une formule qui traduit un malaise plus profond qu’un simple désaccord de circonstance.

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Ce virage n’efface pas son passé conservateur, au contraire. Bigilimana a été la candidature du parti à Mille-Îles en 2022, puis à Terrebonne lors de l’élection partielle de 2025, avant de passer chez les libéraux au moment où ceux-ci tentent de renforcer leur équipe en vue du prochain scrutin. Son arrivée s’ajoute à celle de , ancien président de l’aile jeunesse de la CAQ, qui rejoint aussi les libéraux après avoir milité à la CAQ depuis 2016 et exprimé sa déception au sujet des déficits budgétaires, de Northvolt, de certaines décisions du parti et d’un ton jugé moins accueillant sur l’immigration.

Pour les libéraux, l’enjeu est simple: transformer ce type de ralliement en preuve qu’ils peuvent encore attirer des militants et des candidats issus de camps adverses. Pour Duhaime, la critique vient d’un homme qui a travaillé à l’intérieur de l’appareil conservateur et qui laisse entendre que le chef n’a pas donné à sa formation une direction lisible. Bigilimana, lui, n’a pas dit s’il compte se présenter de nouveau ni s’il prendra un rôle officiel chez les libéraux.

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