Lecture: Arrêt Maladie : un décret plafonne la durée des prescriptions à partir du 1er septembre

Arrêt Maladie : un décret plafonne la durée des prescriptions à partir du 1er septembre

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Un décret publié au plafonne désormais la durée des arrêts maladie à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation. La règle entrera en vigueur le 1er septembre.

La mesure arrive alors que beaucoup de salariés s’interrogent déjà sur ce que change concrètement un arrêt maladie à compter de cette date. En pratique, un médecin pourra toujours prescrire un arrêt, mais sa durée ne pourra plus dépasser un mois d’emblée, puis deux mois lors d’une prolongation.

a réagi samedi 13 juin sur franceinfo en dénonçant une « erreur complète ». Pour le responsable de , les arrêts maladie sont prescrits par des médecins et les fraudes sont « extrêmement rares » et « très contrôlées ». Il a résumé la réforme comme une façon « d’empêcher les gens de prendre des arrêts maladie » et même « de se soigner ».

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Sa critique vise le cœur du texte: la durée d’un arrêt n’est plus seulement une décision médicale adaptée à l’état du patient, elle devient aussi une limite administrative. Gravouil estime que les médecins « savent ce qu’ils font » et savent « très bien doser » les arrêts en question. Il voit dans cette restriction une mesure « uniquement budgétaire » et juge qu’elle est « très dangereuse à la fois pour la santé des personnes et pour la santé publique ».

La CGT défend aussi l’idée que les arrêts les plus longs concernent souvent des personnes proches de la soixantaine, avec davantage de problèmes de santé, dans un contexte de relations de travail qu’elle dit de plus en plus dégradées. Autrement dit, le plafonnement ne touche pas seulement la durée d’un formulaire: il fixe une borne là où, jusqu’ici, le médecin pouvait prolonger selon l’évolution réelle de l’état de santé.

Le point le plus sensible reste là. Si la nouvelle règle s’applique bien à partir du 1er septembre, elle ne dit rien sur le nombre de personnes concernées ni sur les cas qui devront être renvoyés plus souvent en consultation pour une nouvelle prolongation. C’est désormais à ce rythme-là que se jouera l’effet concret du décret: un mois pour démarrer, deux mois pour continuer, puis un retour obligé vers le médecin.

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