María Corina Machado a affirmé samedi à Ciudad de Panamá qu’elle faisait confiance au plan de Donald Trump pour organiser des élections en Venezuela et qu’elle serait candidate. La cheffe de l’opposition a aussi dit que le moment de son retour dans son pays « se acerca », alors qu’elle se trouvait à l’étranger après avoir quitté la clandestinité en décembre pour se rendre à Oslo recevoir le prix Nobel de la paix.
« Yo seré candidata », a lancé Machado devant son auditoire, avant d’ajouter: « Nosotros creemos, confiamos y agradecemos al gobierno de los Estados Unidos, al presidente Trump y el secretario (de Estado), Marco Rubio, por los avances que se han logrado ». Elle a insisté: « Queremos que este plan avance, queremos coordinar y facilitar con nuestro principal aliado, el gobierno de los Estados Unidos, el éxito de esta estrategia ». Son objectif, a-t-elle dit, est de « liberar a nuestro país » grâce à une « transición a la democracia a través de elecciones presidenciales ».
Ces déclarations interviennent alors que Trump a annoncé le 3 janvier que Washington mettrait en place un plan pour tenir des élections en Venezuela, sans fixer de date. Elles placent Machado au centre d’une nouvelle séquence politique alors que l’opposition continue de contester la légitimité du pouvoir en place après le scrutin de 2024, que Caracas dit avoir remporté et que l’opposition attribue à Edmundo González Urrutia.
Panama détient les procès-verbaux électoraux que l ოპოზposition vénézuélienne présente comme la preuve de la victoire de González Urrutia en 2024, des documents que le gouvernement vénézuélien a rejetés. Machado doit être reçue lundi par le président panaméen José Raúl Mulino et visiter l’Assemblée des députés, un passage diplomatique qui donne à sa tournée une portée bien au-delà du symbole.
Le contraste reste pourtant entier. D’un côté, Machado parle d’une voie négociée avec Washington et d’un retour qui approche. De l’autre, elle reste hors du pays depuis décembre, après avoir quitté la clandestinité pour Oslo, tandis que le Venezuela est gouverné par la présidente par intérim Delcy Rodríguez après la capture de Nicolás Maduro le 3 janvier, selon les faits fournis. Cette fracture explique pourquoi sa promesse de revenir compte autant: elle serait la première à mettre son pari politique à l’épreuve du terrain.
Machado a déjà dit par le passé qu’elle comptait reprendre la lutte politique, et ses mots à Panama prolongent cette ligne. Mais la question qui pèse désormais n’est plus seulement de savoir si elle se présentera. C’est de savoir si l’appui qu’elle recherche auprès des États-Unis et l’appareil de preuves que l’opposition dit avoir sécurisé à Panama peuvent encore ouvrir une sortie politique crédible pour Venezuela.

