Dark Horse Comics va fermer son réseau de boutiques au détail et lancer en parallèle une nouvelle division vidéoludique, Dark Horse Games, alors que son groupe parent prépare une scission boursière l’an prochain. Les deux magasins de l’Oregon baisseront le rideau le 30 juin, tandis que le point de vente de Californie, à Universal CityWalk, restera ouvert jusqu’au 30 septembre 2026.
Cette décision marque la fin d’une activité retail qui remonte à 1979, lorsque Mike Richardson a ouvert la première boutique, son premier projet dans le monde des comics. Quelques années plus tard, Dark Horse a été constitué comme éditeur. Aujourd’hui, l’entreprise met fin à ce pan de son histoire commerciale au moment où elle cherche à se réorganiser autour d’un ensemble plus large appelé Fellowship Entertainment.
Dark Horse a indiqué que ces changements visent à moderniser l’entreprise, à renforcer la collaboration en interne et à bâtir une structure plus connectée au sein de Fellowship Entertainment. Le groupe parent Embracer a annoncé cette semaine que Dark Horse serait séparé dans une société cotée distincte l’an prochain, aux côtés d’autres actifs comprenant les droits liés à Lord of the Rings et Tomb Raider. L’annonce inclut aussi Dark Horse Entertainment, l’activité qui a longtemps servi de passerelle vers le cinéma et la télévision.
La fermeture des boutiques met fin au réseau retail de Dark Horse après l’arrêt, l’an dernier, du site e-commerce de The Things from Another World. La chaîne compte trois magasins, et la disparition successive de la vente en ligne puis des points de vente physiques illustre un recentrage net du groupe. Le contraste est frappant avec le message de croissance que porte la nouvelle division Dark Horse Games, présentée comme un moyen d’offrir aux créateurs des opportunités de développement et des partenariats créatifs dans le domaine interactif.
Dark Horse a également dit renforcer son engagement envers les auteurs, les artistes et les conteurs dans le film et la télévision. L’entreprise a ajouté qu’elle soutiendrait les employés concernés pendant la transition. Mais le moment choisi révèle surtout une entreprise en pleine recomposition: Mike Richardson, qui a lancé la première boutique il y a 45 ans, voit disparaître le réseau qui avait précédé l’éditeur qu’il a fondé.
La fermeture des magasins ne ressemble pas à une pause temporaire. Elle scelle la sortie de Dark Horse du commerce physique au moment même où le groupe se prépare à devenir une entité plus lisible pour les marchés, avec des paris plus marqués sur le jeu vidéo, l’audiovisuel et la propriété intellectuelle. Pour les salariés et les clients qui ont connu la marque par ses vitrines autant que par ses albums, le changement est déjà irréversible.
