Lecture: Roderick Brind'amour cherche des réponses après la claque de Montréal

Roderick Brind'amour cherche des réponses après la claque de Montréal

Publié
3 min de lecture
Publicité

Les ont battu les 6-2 jeudi dans le premier match de la , infligeant à la Caroline sa première défaite en séries après un départ parfait de 8-0. Le match a basculé très tôt: la Caroline a marqué après 33 secondes, puis Montréal a inscrit quatre buts avant la moitié de la première période.

Roderick Brind’amour a dit vendredi qu’il voyait ce revers comme un incident isolé, un match qui ne ressemblait pas à son équipe. Mais samedi soir, les Hurricanes entraient dans le match no 2 avec bien plus qu’un simple retard d’une rencontre à combler. Ils devaient répondre à une équipe montréalaise qui a déjà gagné des matchs sur la route dans cette campagne et qui a montré qu’elle n’avait pas besoin du confort du Centre Bell pour imposer son rythme.

Le résultat de jeudi a frappé d’autant plus fort que la Caroline était la première tête de série de l’Association de l’Est et qu’elle disputait ses séries pour une huitième année d’affilée. Les Hurricanes avaient balayé les deux premiers tours et abordaient cette troisième ronde après une pause de 11 jours, la plus longue pause avant des séries depuis plus d’un siècle. À l’inverse, Montréal avançait avec une habitude forgée loin de chez elle: les Canadiens avaient une fiche de 7-2 à l’extérieur en séries avant le match de samedi soir.

- Advertisement -

Cette confiance sur la route ne sortait pas de nulle part. Montréal était allé 3-1 à l’extérieur contre Tampa Bay et Buffalo avant de se présenter devant la Caroline, et l’équipe avait terminé la saison régulière à égalité au deuxième rang de la ligue avec 56 points à l’étranger. Les Canadiens avaient aussi marqué les premiers dans cinq de leurs neuf matchs de route et mené à la première pause dans six d’entre eux. Autrement dit, leur départ canon de jeudi n’avait rien d’un accident statistique; il prolongeait une tendance déjà bien installée.

a dit que l’équipe essayait de calmer la tempête sans trop réfléchir, en jouant de manière organisée et fidèle à son identité. a, lui, insisté sur la capacité des joueurs à lire le match tel qu’il se présente, en tenant compte de l’adversaire et des présences sur la glace, tout en rappelant que les jeunes veulent souvent multiplier les touches offensives alors que le jeu exige parfois simplement de défendre. Les mots de ont résumé le choc perçu des deux côtés: « Une équipe ressemblait à une équipe de finale de l’Association de l’Est, et l’autre pas. »

Brind’Amour a reconnu après le match que beaucoup de choses avaient été « auto-infligées », même s’il a aussi souligné le caractère éprouvé de Montréal. C’est là que la série devient plus difficile à lire pour la Caroline. Si le premier match n’était qu’un faux pas, les Hurricanes doivent le prouver immédiatement. Sinon, ils risquent de découvrir que le trou n’est pas seulement celui du score, mais celui creusé par une équipe de Montréal qui voyage bien, commence vite et ne laisse pas beaucoup de temps pour corriger ses erreurs.

Publicité
Partager cet article