Lecture: Condamné à 5.000 euros pour des propos sur Pétain et la Shoah

Condamné à 5.000 euros pour des propos sur Pétain et la Shoah

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a été condamné mercredi 20 mai à 5.000 euros d’amende pour avoir publiquement nié ou minimisé des crimes contre l’humanité, après des propos tenus le 15 novembre à la sortie d’une messe à Verdun. L’homme, qui avait organisé en novembre une cérémonie en hommage au maréchal Pétain, avait alors affirmé que avait sauvé des Juifs et, devant témoins, « au moins 700.000 juifs ».

Le tribunal a estimé que ces déclarations constituaient une banalisation grave du nombre de victimes de la Shoah. La décision complète sera affichée dans le tribunal pendant deux mois.

Boncompain, président de l’, a toutefois été partiellement relaxé sur une autre phrase, lorsqu’il a dit que Pétain était « le premier résistant de France ». Les juges ont indiqué ne pas pouvoir établir, au vu des éléments du dossier, à quel moment exact cette formule avait été prononcée. En mars, il avait comparu à l’audience et soutenu que les passages visés relevaient, selon lui, de la liberté d’expression, dénonçant une affaire « scandaleux » et un « guet-apens ».

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L’affaire s’inscrit dans une série de contentieux où la frontière entre expression publique et sanction pénale se referme vite dès qu’elle touche à l’histoire la plus lourde. Ici, le tribunal a retenu que les mots de Boncompain n’étaient pas une simple opinion sur Pétain, mais une atteinte directe à la mémoire des victimes de la Shoah.

La portée de ce jugement dépasse le seul cas de Verdun: il rappelle qu’un discours révisionniste ou de minimisation peut conduire à une condamnation, même lorsqu’il est présenté comme une prise de position politique ou mémorielle. Boncompain, lui, continue d’affirmer qu’il est condamné « sur des avis qui relèvent de la liberté d’expression ».

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