Lecture: Claire Thoury élue à la tête du CESE pour cinq ans

Claire Thoury élue à la tête du CESE pour cinq ans

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a été élue dimanche 2 avril 2023 à la présidence du Conseil économique, social et environnemental pour cinq ans. À 36 ans, elle a obtenu 97 voix sur 173, une majorité nette pour prendre la tête d’une institution souvent contestée sur son utilité et sur le coût de son fonctionnement.

À l’issue du vote, elle a posé d’emblée le cadre de son mandat: « Le Cese est une institution qui n'a pas le droit d'avoir peur, peur de se réformer, et qui prendra toute sa part au débat public ». Cette formule résume la ligne qu’elle veut incarner à la tête de la troisième assemblée constitutionnelle du pays, alors que le CESE cherche à retrouver de la visibilité et du poids dans le débat public.

Sociologue de formation, Thoury n’est pas arrivée au CESE par les cercles classiques du pouvoir. Elle a soutenu une thèse sur « l'engagement étudiant dans un monde d'individualisation », puis a dirigé le réseau associatif de 2017 à 2021. Elle a ensuite été élue présidente du , qui fédère plus de 600 000 associations, avant d’entrer au CESE en 2021 comme représentante des associations.

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Son parcours explique en partie le profil que ses soutiens mettent en avant. la décrit comme « quelqu'un de très, très intelligent, très proche des autres, qui a une capacité de travail, d'embarquement très forte, qui vient sans doute de son engagement associatif ». Il ajoute qu’elle a « de vraies convictions », mais qu’elle reste « dans l'écoute, dans le débat, dans la compréhension des arguments de l'autre », au point de faire de sa candidature « la candidature rêvée » pour le CESE. , lui, souligne chez elle « beaucoup d'énergie, une force de travail importante et beaucoup de conviction ».

Cette capacité à faire dialoguer des positions très différentes, voire antagonistes, a aussi pesé dans son ascension. En 2022, elle a été désignée pour diriger le comité de gouvernance de la convention citoyenne sur la fin de vie, un dossier qui exigeait déjà méthode, écoute et tenue dans la durée. Au CESE, cet équilibre entre engagement associatif et aptitude au compromis sera désormais son principal test.

Le défi est clair: répondre aux critiques sans réduire l’institution à une opération de communication. En la plaçant à sa tête, les conseillers ont choisi une responsable issue du monde associatif, familière des mobilisations étudiantes et citoyennes, et capable de parler à des camps qui ne se parlent plus toujours. La question n’est plus de savoir si Claire Thoury a l’expérience pour conduire le CESE, mais si elle parviendra à lui redonner un rôle central dans un débat public qui l’a souvent relégué en marge.

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