Lecture: Joueur Du Canadien : Brunet et Boisvert racontent la bascule du match

Joueur Du Canadien : Brunet et Boisvert racontent la bascule du match

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a jeté un regard vers après le troisième but des , au cœur de la première période, et le doute a traversé le banc du . À ce moment-là, Jakub Dobeš était sur le point de céder sa place à la recrue , signe que le match glissait vers une soirée que l’on n’avait pas vraiment vue venir.

l’a dit sans détour: il n’était pas très optimiste avant même la mise au jeu. Il a même expliqué qu’il aurait presque souhaité voir le changement de gardien se faire, avant d’ajouter que cela ne devait surtout pas se répéter. Dans sa lecture du match, un chiffre pesait aussi lourd que les émotions du moment: dans une série égale, le vainqueur du cinquième match repart avec la série dans 80 % des cas. Le canadien, lui, devait encore trouver un moyen de tordre cette logique.

Cette scène raconte plus qu’un simple passage à vide. Elle parle d’un moment où un joueur du canadien — ou plutôt l’équipe entière, prise dans sa propre nervosité — a semblé vaciller avant de reprendre pied. Brunet a suivi la rencontre depuis sa maison en Massachusetts, où il avait invité son ami Pierre Nguyen à regarder le match avec lui, ce qui donne à sa lecture un ton à la fois intime et précis. On entend chez lui moins la distance du commentateur que le réflexe de celui qui sait reconnaître l’instant où une partie peut basculer.

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Yves Boisvert, de son côté, vivait la soirée à Carleton-sur-Mer, où se tenait un festival de journalisme. Il a écouté le match sur place avant de regarder la dernière moitié sur un écran géant, installé dans la microbrasserie du coin. Il en a gardé une impression encore vive, disant qu’il était « encore soufflé et dépeigné par cette victoire ». Et quand la foule s’est mise à scander « Olé », le chant a résonné, selon lui, jusqu’à l’autre bord des Chic-Chocs. Sa remarque sur les collègues « derrière chaque buisson » sauf Hugo Meunier, caché derrière une bière, donne au récit un relief qu’aucune dépêche ne peut fabriquer.

Le contraste entre les deux scènes est frappant: d’un côté, un salon en Massachusetts où l’on tente de lire la série à froid; de l’autre, une soirée collective en Gaspésie, portée par un festival, une microbrasserie et une ferveur qui déborde. C’est dans cet écart que se lit aujourd’hui la portée du match. Le Canadien n’a pas seulement joué une partie; il a traversé une pression qui, selon les observateurs réunis autour de cette discussion, disait déjà quelque chose de la suite.

Et la suite, justement, se résume à une certitude simple: quand une série est à égalité, le cinquième match pèse plus lourd que les autres, et le Canadien le sait maintenant de la manière la plus concrète qui soit. Après une soirée pareille, la marge d’erreur n’est plus théorique. Elle se compte en arrêts, en changements au banc, et en une poignée de secondes où tout peut encore basculer.

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