Lamine Ndiaye joue samedi bien plus qu’un match avec USM Alger. Le coach congolais de l’équipe algérienne aborde la finale retour de la Coupe de la Confédération de la CAF contre Zamalek avec un léger avantage acquis à l’aller, et avec 90 minutes pour décrocher un premier grand titre en Afrique du Nord.
Ce rendez-vous place Ndiaye face à un test qui dit beaucoup de sa saison. Arrivé à USM Alger pendant l’exercice, après son départ de TP Mazembe, il a conduit le club jusqu’à la finale continentale après avoir remporté la Coupe d’Algérie. En Algérie, il a aussi été élu meilleur entraîneur étranger de la saison, une reconnaissance qui mesure son impact immédiat sur un groupe qu’il a pris en main en cours de route.
Le profil de Ndiaye pèse lourd avant cette rencontre. En 2010, il a gagné la Ligue des champions de la CAF avec TP Mazembe et atteint la finale de la Coupe du monde des clubs de la FIFA. Cette même année, il a soulevé une Super Coupe de la CAF, avant d’en gagner une deuxième en 2011. Son palmarès s’est aussi construit loin du seul Congo, avec trois titres de champion en République démocratique du Congo avec TP Mazembe, cinq championnats du Cameroun avec Coton Sport de Garoua, deux coupes nationales avec ce même club, puis le championnat de Guinée en 2023 avec Horoya AC.
Cette accumulation de trophées explique pourquoi le match de samedi dépasse le simple cadre d’une finale retour. USM Alger arrive avec un court avantage, mais Zamalek a encore assez de temps pour renverser la situation. Pour Ndiaye, la ligne est claire: transformer une carrière déjà riche en un titre qui manquerait encore à son parcours, celui qui le consacrerait aussi dans cette partie du continent.
Le dernier mot appartient au terrain. Si USM Alger protège son avance, Ndiaye ajoutera une nouvelle pièce majeure à un palmarès déjà parmi les plus fournis du football africain. S’il échoue, la frustration sera à la hauteur de l’occasion manquée.

