L’Olympique de Marseille a trouvé un accord avec Grégory Lorenzi pour en faire le successeur de Medhi Benatia, qui quittera ses fonctions à l’issue de la saison. Le directeur sportif du Stade Brestois, longtemps annoncé sur plusieurs fronts, a finalement donné son accord au club phocéen, selon des informations publiées samedi dernier.
Lorenzi n’était pas seulement dans le viseur de Marseille. Il était aussi courtisé par plusieurs grosses écuries et par l’OGC Nice, avec qui il s’était déjà engagé, toujours selon les mêmes informations, en cas de maintien du club azuréen en Ligue 1. Le dossier a toutefois changé de trajectoire: Lorenzi a revu sa position et s’est rangé du côté de l’OM.
Le point sensible, désormais, tient à ce qui a été signé avant ce revirement. D’après des informations de Nice-Matin, Lorenzi avait déjà paraphé un document avec Nice, et la direction niçoise entend s’en servir pour faire valoir ses droits. L’objectif est clair: tenter d’annuler ou de compliquer l’arrivée du dirigeant à Marseille, ce qui ouvre la porte à un possible conflit contractuel entre les deux clubs.
Cette bataille intervient au moment où Marseille prépare un été mouvementé, sur le terrain comme en coulisses. Le club a besoin de liquidités et doit vendre de façon conséquente d’ici la fin du mois de juin. Mason Greenwood, Nayef Aguerd et Facundo Medina font partie des joueurs qui pourraient être cédés pour alimenter cette opération. Dans le même temps, Stéphane Richard est désormais le nouveau président de l’Olympique de Marseille, dans un contexte où les décisions sportives et financières vont peser directement sur la suite du mercato.
Le dossier Lorenzi illustre la fragilité d’un marché où un accord peut être annoncé d’un côté et contesté de l’autre, surtout quand deux clubs de Ligue 1 se disputent le même profil. Pour Marseille, l’enjeu est de stabiliser sa direction sportive sans se laisser enfermer dans une querelle juridique. Pour Nice, la question est de savoir jusqu’où la direction ira pour défendre un document déjà signé. Et pour Lorenzi, la suite dépend désormais autant des contrats que du terrain politique autour des clubs.

