Jacques Legros a provoqué un vif échange vendredi 15 mai dans « Estelle Midi » en s’en prenant au Festival de Cannes et à ceux qui y vont en jet privé. À l’antenne, le journaliste a décrit Cannes comme « un rassemblement de trou du c*l qui pose devant des photographes, dans des tenues incroyables, rien que pour paraître ».
Il a enchaîné en disant que les célébrités présentes « n’aiment même pas le vrai cinéma populaire » et qu’il s’agit selon lui de « films qu’on n’ira même pas voir ». Interrogé sur l’idée d’interdire les jets privés pour se rendre au festival, Legros a coupé court: « Je m’en fiche éperdument, ce n’est pas le sujet ».
La séquence a pris de l’ampleur après sa diffusion. Jean-Michel Aphatie a repartagé l’extrait sur son compte X et a attaqué Legros en le qualifiant de « beauf » dans un message où il a aussi visé Cannes, « l’un des plus grands festivals de cinéma au monde », et ajouté: « La connerie progresse. Elle pourrait gagner. Étonnant, non ? »
Le fond du débat, lui, n’était pas nouveau: l’émission parlait de l’usage des jets privés par des célébrités pour se rendre au Festival de Cannes. Mais la violence des mots a donné à l’échange une résonance particulière, d’autant que Legros n’est pas un novice de l’antenne. Il a quitté, un an plus tôt, son poste de joker du journal de TF1 après 26 ans de service.
Depuis septembre de l’année dernière, il intervient dans « Estelle Midi » comme chroniqueur, un cadre qu’il avait lui-même présenté comme plus libre que son rôle de journaliste, et qui lui permettait d’être parfois davantage un citoyen qu’un commentateur tenu à la retenue. Cette fois, cette liberté a débouché sur une sortie sans détour, au moment même où Cannes reste l’un des grands marqueurs médiatiques du calendrier culturel français.
Le point de friction est là: Legros n’a pas seulement critiqué un mode de transport ou un prestige jugé excessif, il a visé frontalement l’image même du festival et ses participants. Aphatie a répondu sur le même terrain, en transformant l’extrait en procès public. Dans cette confrontation, les termes sont dits, et ils laissent peu de place à l’ambiguïté sur la portée de l’échange.
