Lecture: Emploi: le patronat québécois presse Québec et Ottawa de corriger l’immigration

Emploi: le patronat québécois presse Québec et Ottawa de corriger l’immigration

Publié
3 min de lecture
Publicité

Le et 18 associations d’affaires sectorielles ont uni leurs voix jeudi à Montréal pour réclamer des changements rapides aux politiques d’immigration, en disant que les règles actuelles ne collent plus aux besoins du marché du travail.

Réunis en conférence de presse, ils ont pressé Québec et Ottawa d’agir pour éviter que des travailleurs étrangers déjà présents au Québec, formés et pleinement intégrés en emploi, ne soient forcés de quitter leur poste, voire le pays. Les organisations disent qu’il s’agit d’une impasse qui fragilise des entreprises qui ont investi dans leur intégration et prive la province d’un capital humain déjà productif.

a résumé l’alerte en affirmant que « des travailleurs étrangers déjà présents au Québec, formés et pleinement intégrés en emploi contribuent activement à l’économie dans plusieurs secteurs d’activité ». Elle a ajouté que « c’est pourquoi il faut agir rapidement et de façon pragmatique pour préserver ce capital humain essentiel et mieux arrimer les mécanismes d’immigration aux réalités du marché du travail québécois ».

- Advertisement -

Les associations d’affaires demandent d’abord le retour du Programme de l’expérience québécoise. Elles veulent aussi que Québec adapte rapidement les seuils de travailleurs étrangers afin d’assurer la rétention de ceux qui sont déjà présents et pleinement intégrés en emploi, et qu’il ajoute 10 000 travailleurs étrangers par an à ses contingents d’immigration pour les deux prochaines années. Au fédéral, elles réclament un ajustement rapide des exigences du pour permettre le renouvellement du permis de travail de l’ensemble des travailleurs déjà présents au Québec, lorsque l’employeur remplit certaines conditions.

La pression repose aussi sur les chiffres. , vice-président au Québec de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, a dit que « 89 % des employeurs qui ont embauché des travailleurs étrangers temporaires ont déclaré que cela les a aidés à rester en activité ». Pour lui, « alors que les PME sont fragilisées par la hausse des coûts, la pénurie de main-d’œuvre et l’incertitude économique, expulser des travailleurs [étrangers] intégrés et névralgiques pour ces PME, c’est se tirer dans le pied… quand l’autre est déjà dans le plâtre ».

Le front commun regroupe des centaines d’entreprises qui emploient des milliers de personnes dans divers secteurs. Son message, jeudi, était simple: le débat sur l’emploi ne peut plus être dissocié de la réalité de ceux qui occupent déjà les postes dont les entreprises disent dépendre. La question, désormais, est de savoir si Québec et Ottawa vont assouplir assez vite leurs règles pour éviter que cette main-d’œuvre formée ici ne soit poussée vers la sortie.

Publicité
Partager cet article