La finale de l’Eurovision 2026 a commencé jeudi à 21H00 dans la Stadthalle de Vienne, devant environ 11.200 spectateurs, avec une question déjà installée dans les gradins et chez les parieurs: qui a gagné l'eurovision 2026 ? Avant le verdict, le scénario le plus suivi opposait la Finlande et l’Australie.
Fabien Randanne l’a résumé sans détour: « Ca va se jouer entre la Finlande et l'Australie ». Le duo finlandais, Linda Lampenius et Pete Parkkonen, a avancé avec une proposition très scénique, Parkkonen chantant « Liekinheitin » en finlandais tandis que Lampenius avait obtenu l’autorisation de jouer en direct sur son Galliano de 1781. En face, Delta Goodrem a grimpé jusqu’à la deuxième place des favoris après une prestation de demi-finale d’une grande maîtrise jeudi, portée par « Eclipse ». À 41 ans, la chanteuse australienne, qui a vendu neuf millions d’albums, a confirmé pourquoi son nom circulait avec insistance à Vienne.
Le reste du tableau dessine une finale plus ouverte qu’il n’y paraît. Les chanteurs grec, israélien et danois étaient alors classés troisième, quatrième et sixième chez les bookmakers, tandis qu’Alexandra Capitanescu est entrée dans le top 5 avec le morceau rock « Choke me ». Pour la France, Monroe, 17 ans, a défendu « Regarde! » et a reçu des applaudissements nourris jeudi. L’Italie, avec Sal Da Vinci, 56 ans, et « Per sempre si », restait aussi dans le champ des possibles, selon Sébastien Dias-das-Almas, qui suit le concours depuis 2011 et avait dit que le candidat italien pouvait créer la surprise.
Cette édition se distinguait aussi par ses choix de mise en scène. L’ORF a opté pour un décor très minimaliste, laissant davantage de place aux voix, aux langues et aux concours de présence. Les chansons se succédaient en maltais, grec et albanais, rappelant ce qui fait la singularité de l’Eurovision: un format qui mélange les scènes, les idiomes et les codes sans chercher à les lisser.
Dans cette mécanique, l’Australie reste un cas à part. Invitée seulement depuis 2015, elle a transformé sa présence en habitude de premier plan, et la montée de Goodrem parmi les favoris a donné à cette finale une tension particulière. Tory Huflar, présent à Vienne, l’a dit simplement: « Nous n'avons rien de tel en Amérique, l'Eurovision est phénoménal parce que ça rassemble tout le monde ». Au moment où la soirée s’ouvrait, la vraie réponse à qui a gagné l'eurovision 2026 restait suspendue à la scène, mais les signaux pointaient déjà vers un duel Finlande-Australie.

