À Beaumont-de-Lomagne, Sarah Colucci a transformé une ancienne boucherie du 29 rue de la République en boutique Food’Amour, un concept de street-food qui propose burgers, salades, bo buns et tartines préparées avec du pain agricole local. Dans ce coin tranquille du Tarn-et-Garonne, son mari Marius Colucci mène lui aussi une vie loin de Paris, dans une commune qui comptait 3.754 habitants en 2022.
Sarah n’est pas née ici. Elle est venue au monde à Toulouse, a vécu dix-huit ans à Faudoas, dans le Tarn-et-Garonne, et y a travaillé comme cantinière scolaire avant de changer de voie. Aujourd’hui installée avec Marius à Beaumont-de-Lomagne, elle raconte avoir voulu partir avant de se lasser de son métier, tout en gardant le goût du lien humain qui l’animait à la cantine. Le local qu’elle occupe gardait, dit-elle, des portes de frigo « absolument magnifiques », détail qui a compté au moment d’y lancer sa boutique.
Le parcours de Sarah éclaire aussi celui du couple. Ils ont acheté cette maison à Beaumont-de-Lomagne à une date non précisée, et l’ancien commerce a fini par devenir l’adresse de Food’Amour. Pour elle, ce déplacement n’a rien d’un simple changement d’activité: c’est une nouvelle vie construite sur place, dans une petite ville où le quotidien se tient à distance du rythme parisien.
Marius Colucci, lui, porte un nom qui ne passe jamais inaperçu. Il est l’un des deux fils de Coluche et de Véronique Kantor, avec son frère aîné Romain. Mais à Beaumont-de-Lomagne, l’histoire familiale laisse surtout place à une trajectoire plus discrète, ancrée dans la commune et dans la vie de tous les jours. Sarah résume ce basculement en disant que Marius aimait sa vie parisienne et sa carrière, qu’elle respecte totalement, mais qu’un jour il a eu envie de vivre ici, de s’engager davantage avec eux, et qu’il s’y sent aujourd’hui très bien.
Cette présence locale prend un relief particulier à l’approche du vendredi 15 mai 2026 à 21h10, quand Marius Colucci doit apparaître sur France 2 dans Capitaine Marleau, aux côtés de Corinne Masiero. Le contraste est net: d’un côté, Beaumont-de-Lomagne et ses rues calmes; de l’autre, une exposition télévisée nationale. Pour Marius, la suite se joue donc sur deux scènes à la fois, celle du village où il vit et celle de l’écran où son nom revient au premier plan.

