L’Australie a frappé au bon moment et a battu la Turquie 2 à 0 dimanche à Vancouver, un résultat qui la place à égalité avec les États-Unis au sommet du groupe D à la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Nestory Irankunda a ouvert le score à la 27e minute, puis Connor Metcalfe a fait le break après la pause.
Pour Patrick Beach, la soirée a compté autant que les buts. Le gardien australien a signé sept arrêts dans ce match alors qu’il ne disputait que sa troisième sélection en carrière, un détail qui donne une autre mesure à la victoire. Le jeune Irankunda, lui, a marqué l’histoire en devenant le plus jeune attaquant australien à trouver le chemin des filets dans un match de Coupe du Monde.
Le poids du résultat tient aussi au contraste brut entre le tableau d’affichage et le jeu. La Turquie a tenté 28 tirs et cadré sept fois, mais elle n’a jamais trouvé l’ouverture. Beach a résisté à la pression, et lorsque Metcalfe a inscrit le deuxième but sur une frappe hors de portée de Uğurcan Çakır, l’Australie a transformé une rencontre subie par séquences en victoire nette.
Le premier but est né d’une passe décisive de Paul Okon-Engstler, qui a lancé Irankunda au moment où l’Australie avait besoin d’un coup direct pour casser le rythme turc. Le second a figé le match. Il a aussi donné à l’Australie trois points et une position de force avant la suite, car les Socceroos affronteront les États-Unis lors de leur prochain match.
C’est là que la victoire prend tout son sens: une équipe dominée aux tirs mais solide dans les deux surfaces peut avancer vite dans un groupe serré, et l’Australie l’a montré avec une efficacité rare. La Turquie, elle, repart avec le sentiment d’avoir tout tenté sans avoir été récompensée.

