La Suisse a obtenu un penalty à la 14e minute contre le Qatar samedi après-midi à San Francisco, et la décision est restée en place après un contrôle VAR pour hors-jeu. Breel Embolo a ensuite transformé le penalty, mais l’essentiel du débat a été ailleurs: pourquoi l’arbitre vidéo n’a-t-il pas annulé la décision initiale ?
La réponse intéressait autant les téléspectateurs que les hommes derrière le micro, parce que l’action s’est jouée pendant un match du groupe B de la Coupe du monde, au moment même où la Suisse et le Qatar cherchaient tous deux les trois points pour remonter au classement. Quand Mahmud Abunada a fauché Remo Freuler en tentant de jouer le ballon, des indications ont circulé sur un possible hors-jeu de Freuler avant le contact, ce qui a rendu la validation du penalty immédiatement contestée.
Sur ITV, Lee Dixon a dit qu’il pensait que la décision serait renversée. Il a expliqué que son bras s’était levé pour signaler le hors-jeu, puis a lâché: « There’s no doubt about it being a penalty, my arm did go up for the offside, » avant d’ajouter: « For the run, just there, he’s offside. This won’t count. He just wandered off. The referee can’t see that so points to the spot. » Quand le penalty a été confirmé, il a réagi d’un « There must be something wrong with my monitor, » qui a résumé le malaise en direct.
Gary Neville a tenu le même raisonnement au cours de la discussion de mi-temps. « We all think it here [that it was offside], » a-t-il lancé, avant d’ajouter: « Everybody at home thinks it. » Puis: « There is a massive question over that because it is offside in my eyes until they prove me different. » De l’autre côté, Christina Unkel a défendu l’outil utilisé pendant ce Mondial. Elle a dit que la technologie était « at a higher level » et serait « even sharper and crisper », avant d’insister sur le fait qu’elle pouvait juger l’action « very accurately to the centimetre » et qu’il y avait eu « two offside interactions » dans un contrôle très serré.
Ce désaccord a exposé la fracture la plus sensible de cette Coupe du monde télévisée: à l’écran, l’action ressemblait à un hors-jeu; dans le système, elle a résisté au contrôle. ITV a rappelé que la FIFA disposait d’une technologie semi-automatique capable de montrer l’incident avec davantage de précision, mais la diffusion n’a pas offert au public l’image ou la donnée qui aurait levé le doute. Pour l’instant, rien n’a été communiqué pour expliquer en détail quel visuel ou quel repère du contrôle a convaincu les officiels de maintenir le penalty.
Ce qui reste, c’est une décision validée, un but signé Embolo et une question qui continue de flotter autour de Suisse vs Qatar: si la technologie était assez précise pour trancher au centimètre près, pourquoi la séquence a-t-elle paru si clairement litigieuse à ceux qui la regardaient en direct ?

