Promise David a remonté la pente à temps pour entrer dans la première liste canadienne de la Coupe du monde, et l’attaquant de 24 ans pourrait disputer vendredi son premier match dans le tournoi. Après une blessure importante à la hanche en février, suivie d’une opération et d’une récupération éprouvante, il s’est frayé une place dans les 26 retenus par le Canada.
C’est précisément ce retour qui attire l’attention maintenant: David n’est pas seulement revenu, il arrive au moment où le Canada s’apprête à lancer son Mondial, sur son propre sol. Il fait partie des 13 joueurs qui découvriront le tournoi cette année, un détail qui donne à sa présence un poids particulier pour une équipe qui vit ses premiers matchs à domicile en Coupe du monde et qui, il y a quatre ans, ne représentait encore pour lui qu’une lointaine échéance pendant qu’il jouait chez les jeunes en Croatie.
Avant le dernier amical de préparation contre l’Irlande, dans un hôtel de Montréal, David a raconté un quotidien presque immuable. Le buteur de Royale Union Saint-Gilloise, auteur de 15 buts en 37 matches cette saison, a dit que Jesse Marsch lui avait annoncé sa sélection alors qu’il mangeait un Chick-fil-A et un Oreo milkshake. Il a aussi donné le ton de sa routine d’une formule sèche: « Same s--t, different day », avant d’évoquer ses journées faites de séries, de nourriture, d’étirements, de consignes tactiques et d’une obsession simple: marquer et gagner.
Mais le retour n’efface pas la fracture. David a dit que manquer la liste de 26 aurait été un échec, même s’il n’était revenu qu’en février d’une hanche assez sérieusement touchée pour exiger une chirurgie. Il a expliqué qu’il récupère « comme un superhuman » et qu’il avait grandi avec des vitamines, tout en reconnaissant que la douleur avait été forte; il a ajouté qu’il fallait parfois l’absorber quand il y avait un salaire à la clé. Cette franchise dit quelque chose de son parcours: il est revenu vite, mais pas sans coût.
Reste maintenant la vraie question de vendredi: combien de temps pourra-t-il tenir, et quel impact pourra-t-il avoir s’il entre en jeu pour son premier match de Coupe du monde? David a déjà dit qu’après ce match, il comptait se réveiller, regarder des animés et peut-être s’arrêter chez McDonald’s. Pour le Canada, qui entre dans ce tournoi encore vu comme le petit frère discret du trio d’hôtes en Amérique du Nord, sa présence est déjà une victoire; la suite dira si ce retour express peut aussi devenir un atout sur le terrain.

