Le Grand Prix Monaco 2026 a été arrêté par un drapeau rouge après que la surface du virage 19 a semblé se détacher. La FIA a voulu analyser la portion touchée avant d’autoriser la reprise, alors que la course était déjà suspendue et qu’une balayeuse nettoyait la piste.
La relance était annoncée pour 17h12, avec dix minutes d’attente avant un nouveau départ après deux tours derrière la voiture de sécurité. Au moment où le feu de la voie des stands est passé au vert et où Antonelli est reparti en piste pour le 69e tour, les commissaires se sont regroupés au virage Anthony Nogues pour mesurer l’étendue exacte des dégâts.
C’est là que l’incident a pris tout son poids pour ceux qui étaient encore en course. Le Grand Prix ne s’est pas seulement interrompu pour un simple nettoyage: il a fallu vérifier si le revêtement pouvait tenir assez longtemps pour laisser reprendre une épreuve déjà bousculée par l’alerte sur un point précis du circuit monégasque.
Le moment était d’autant plus chargé que le duel en piste ne s’arrêtait pas aux infrastructures. Hadjar faisait déjà l’objet d’une enquête pour avoir laissé trop d’espace avec les voitures devant lui derrière la voiture de sécurité, puis a été sanctionné d’une nouvelle pénalité de cinq secondes pour avoir encore roulé trop vite. Russell s’est aussi plaint de lui, en lui reprochant de garder trop de marge avec la voiture qui le précédait.
Pendant que les officiels examinaient la chaussée, Le Monégasque a dit avoir vu le goudron se soulever quelques tours plus tôt en se déportant à l’extérieur, sans trouver d’adhérence, avant de préciser que les données confirmaient ce qu’il ressentait. Il a ajouté que les problèmes de freins sur les deux derniers week-ends étaient, pour lui, tout simplement « inconduisibles », un mot qui résume mieux que n’importe quel communiqué la frustration d’un pilote face à une piste qui se défait sous ses roues.
La suite dépendait donc d’un seul point: si le virage 19 pouvait être validé après inspection, la course devait reprendre à 17h12 et se poursuivre normalement. Sinon, le Grand Prix de Monaco 2026 risquait de rester marqué moins par le rythme des voitures que par la fragilité de son asphalte.

