Les Alouettes de Montréal ont lancé leur saison jeudi soir à Hamilton avec Davis Alexander de retour comme quart partant, une décision qui plaçait d’emblée la continuité au cœur du plan de départ. Mais l’ouverture a vite rappelé qu’un nouvel exercice ne gomme ni les habitudes ni les fautes du précédent: les Tiger-Cats ont marqué un touché sur leur première possession après l’indiscipline montréalaise en début de match.
Cette présence d’Alexander en tête d’attaque était l’un des principaux points à surveiller en ce début de saison 2026, après une campagne où il avait été limité à huit matchs mais sans jamais perdre en 11 départs en saison régulière. À ses côtés, Alexander Hollins a pris le départ après avoir surtout servi de soutien l’an dernier, tandis que Jerreth Sterns, embauché cet hiver, complétait un groupe de quatre receveurs partants avec Tyson Philpot, Cole Spieker et Tyler Snead. Les nouveaux venus avaient été chargés de compenser les départs d’Austin Mack et de Charleston Rambo, dans une attaque qui devait aussi absorber la retraite de Marc-Antoine Dequoy, parti après cinq saisons dans la LCF et remplacé en tertiaire par Nate Beauchemin.
Le cadre de cette ouverture explique aussi pourquoi le match comptait autant jeudi soir. Les Alouettes sortaient d’une finale de la Coupe Grey perdue 25 à 17 contre les Roughriders de la Saskatchewan, et Danny Maciocia comme Jason Maas avaient choisi de miser sur la continuité malgré cette défaite crève-cœur et deux matchs préparatoires plus ou moins convaincants. Quarante et un joueurs présents au premier entraînement officiel de la nouvelle saison faisaient déjà partie de la formation qui avait battu les Tiger-Cats 19 à 16 en finale de l’Est en novembre dernier, signe qu’aucun virage brutal n’était au programme.
Maas avait d’ailleurs expliqué lundi qu’il aimait beaucoup son équipe de la saison dernière et qu’il comptait aussi sur de jeunes joueurs. Il avait ajouté que ses vétérans semblaient affamés et prêts à jouer, convaincu que la défaite en Coupe Grey avait laissé une trace. Le début à Hamilton a montré que cette motivation devra rapidement se traduire en discipline et en exécution, parce qu’une équipe qui choisit de revenir presque intacte ne peut pas se permettre de laisser la même première impression qu’en novembre. Pour les Alouettes, la vraie réponse ne viendra pas du discours d’avant-saison, mais de la façon dont Alexander, ses nouveaux receveurs et la tertiaire remaniée feront oublier les départs et les blessures au fil des prochaines semaines.
