Aj Greer s’apprête à tester le marché des joueurs autonomes cet été, selon Elliotte Friedman. Ce changement met immédiatement son nom dans la vitrine des équipes qui cherchent un attaquant capable d’imposer un rythme physique sans vider le portefeuille.
Ce dossier attire l’attention maintenant parce que Greer arrive sur le marché libre après la meilleure saison de sa carrière en 2025-26. Il a récolté 32 points, dont 17 buts, en plus d’ajouter 203 mises en échec, 113 minutes de punition et un différentiel de plus-14. Il a touché 850 000 $ la saison dernière et n’a jamais gagné plus d’un million par année, un écart qui rend sa prochaine entente particulièrement suivie.
À 29 ans, Greer sort aussi d’une année où il a été une pièce importante de la course de la Floride vers la Coupe Stanley en 2024-25. Son profil est clair: un ailier de quatrième trio au style musclé, dur sur la rondelle, avec plus de 400 mises en échec au cours des deux dernières saisons. Pour une équipe qui veut de la protection autour de ses joueurs vedettes, ce mélange de présence physique et de production offensive n’est pas anodin.
C’est précisément ce qui nourrit l’intérêt autour de lui. Toronto est présenté comme un club qui a besoin d’un joueur avec un état d’esprit agressif pour protéger Auston Matthews, et Greer correspond à ce portrait mieux que la plupart des joueurs disponibles à son prix d’avant. Un contrat de trois ans à 4,95 millions $ pour une moyenne annuelle de 1,65 million $ a été avancé comme point de comparaison plausible, bien au-dessus de son salaire récent mais encore dans une zone abordable pour un profil de ce type.
Le problème, c’est que cette dureté a aussi son revers. Greer est décrit comme utile pour la protection et l’intimidation, mais son côté abrasif s’accompagne de soucis disciplinaires, et il a déjà été suspendu deux fois. Autrement dit, les équipes qui le voudront devront accepter qu’elles n’achètent pas seulement des mises en échec et des buts de soutien, mais aussi un historique qui peut coûter cher si le seuil de tolérance baisse.
La question qui compte maintenant est simple: quelle équipe ira jusqu’au bout quand l’ouverture du marché arrivera. Greer semble prêt à y entrer, mais rien ne dit encore s’il sera l’option choisie par Toronto ou par un autre club à la recherche de dureté à prix raisonnable.

