William Carrier a mis des mots simples sur ce qui attend les Hurricanes de Carolina à l’ouverture de la finale Coupe Stanley: contre Vegas, il faudra surtout défendre. Mercredi, à la veille du premier match prévu en soirée, l’attaquant a décrit les Golden Knights comme une équipe qui ne donne pas grand-chose et qui joue serré, à l’opposé du Canadien de Montréal que Carolina vient d’éliminer en cinq matchs.
C’est précisément pour cela que la finale Coupe Stanley se cherche autant aujourd’hui. Carolina sort d’une série conclue vendredi dernier, tandis que Vegas arrive après un balayage du Colorado terminé une semaine avant la finale, avec davantage de repos dans les jambes. Carrier a dit qu’il n’aurait pas supporté douze jours de plus à attendre, rappelant qu’un arrêt trop long peut aider le corps mais amener aussi un peu de rouille. Lui préfère jouer presque tous les deux jours.
Le calcul est clair. Les Hurricanes ont atteint cette finale après Ottawa, Philadelphie puis Montréal, et leur trajectoire les a amenés face à une équipe de Vegas qui a déjà montré qu’elle pouvait imposer un tempo fermé. Carrier a cité dans l’alignement des attaquants comme Mitch Marner et Jack Eichel, puis a résumé le problème sans détour: les Golden Knights ne vont presque rien offrir. La réponse, selon lui, est de ne pas s’impatienter, de garder le contrôle et de punir la moindre ouverture.
Cette lecture colle à la manière dont Carolina a traversé l’Est. L’équipe de Rod Brind’Amour a blanchi Montréal après le premier match de la série et n’a concédé que cinq buts dans les quatre rencontres suivantes, un détail qui donne à ce duel une saveur de confrontation de structures plus que de coups d’éclat. Jordan Staal a dit s’attendre à une bonne série, estimant que les deux équipes jouent leur meilleur hockey et que le gardien de Vegas est en forme. Le choc commence donc avec deux formations qui savent déjà où elles veulent amener le match, et peu d’espace pour improviser.
Carrier y ajoute une lecture personnelle qui pèse dans le décor. Il a gagné la Coupe Stanley avec Vegas en 2023 et il a aussi disputé une finale en 2018, quand les Golden Knights se sont inclinés contre Washington. À 31 ans, il dit savourer davantage ce moment parce qu’il a déjà connu les deux côtés, la joie et la défaite, et il parle de papillons avant de sauter sur la glace, mais de bons papillons. La première réponse arrivera mercredi soir, quand Carolina devra montrer si elle peut suivre Vegas dans un match qui promet d’abord d’être une bataille de patience et de discipline.

