Les Rangers de New York et le Canadien de Montréal ont été liés à de possibles discussions autour de Vincent Trocheck cet été, et le dossier reprend parce que le marché des échanges s’ouvre de nouveau après la date limite du 6 mars. Ce n’est pas une rumeur sortie de nulle part: le nom du centre des Rangers a circulé à Montréal au moment où les deux clubs cherchaient encore à voir jusqu’où un accord pouvait aller.
C’est maintenant que l’intérêt revient dans les recherches, parce que les Canadiens n’ont pas réglé leur besoin au centre et que Trocheck reste un joueur dont le profil cadre avec ce qu’ils cherchent. Le 33 ans est un centre fiable des deux côtés de la patinoire, excellent au cercle des mises au jeu, encore capable de produire 20 buts ou plus et plus de 60 points, tout en portant un contrat de trois autres saisons avec un impact salarial de 5,625 millions de dollars.
Cette combinaison rend le dossier plus complexe qu’un simple coup de téléphone d’été. Trocheck avait une clause de non-échange limitée à 12 équipes cette saison, et elle passera à 10 équipes le 1er juillet. Il a aussi dit publiquement qu’il ne voulait pas déraciner sa famille vers l’Ouest, ce qui réduit encore les destinations possibles si le sujet se ravive.
Le lien entre les deux équipes ne date pas d’hier. L’intérêt de Montréal remontait déjà à la date limite du 6 mars, et il a été rapporté que les Rangers étaient proches d’une entente avec le Canadien sans parvenir à la finaliser. Chris Drury a ensuite expliqué que les offres reçues n’étaient pas assez bonnes pour qu’il accepte de se séparer de Trocheck, même si les discussions évoquées laissaient croire qu’un échange n’était pas hors de portée.
Voilà le point de friction qui empêche le dossier de se refermer proprement. Les Rangers veulent rajeunir, aller plus vite et devenir plus habiles dans leur réoutillage, mais ils n’ont pas cédé un joueur encore utile à n’importe quel prix. En face, Kent Hughes a laissé entendre que les choses pouvaient changer entre mars et juin, disant que cela dépend de l’autre équipe, que cela n’empêche pas de revenir à la charge, qu’il compte appeler les 31 équipes et que ce qui sera disponible en juin ne sera pas forcément ce qui l’était en mars.
Les Canadiens ont aussi une raison bien précise de continuer à regarder ce marché. Ils ont manqué d’un deuxième centre de confiance pendant les séries et ont perdu en cinq matchs contre les Hurricanes de la Caroline en finale de l’Association de l’Est. Dans ce contexte, Trocheck reste le type de joueur qui peut combler un besoin immédiat, mais seulement si Montréal trouve une offre et si son propre cadre contractuel le permet.
Pour l’instant, le dossier n’est pas fermé, il est simplement suspendu entre deux calendriers. Montréal peut rouvrir la conversation, mais rien n’indique encore que les Rangers et le Canadien aient retrouvé une base d’accord autour de Trocheck, ni ce que Hughes serait prêt à mettre sur la table pour faire avancer ce dossier.

