Victoria Mboko a transformé un mauvais départ en victoire jeudi à Roland-Garros, renversant Katerina Siniakova 5-7, 6-4, 6-2 pour atteindre le troisième tour pour une deuxième année de suite. La Canadienne de 19 ans a reculé d’un set et d’un break avant de finir par s’imposer après 2 heures et 39 minutes.
Ce succès compte surtout parce qu’il arrive maintenant, au cœur du tableau parisien, et qu’il fixe tout de suite la suite pour Mboko. Elle affrontera Madison Keys, tête de série numéro 19, qui a battu Antonia Ruzic 6-4, 6-4 pour rejoindre elle aussi le troisième tour.
Le match a basculé dans le premier set, où Mboko a été deux fois à un break d’avance et a même servi à 5-4 pour prendre la manche. Siniakova a ensuite aligné trois jeux de suite, puis a repris le service de la Canadienne à 5-5 après avoir été menée 30-0, avant de conclure la manche d’ouverture. Mboko a pourtant repris le fil au deuxième set, puis a forcé l’écart dans la manche décisive pour boucler la remontée.
Mboko a admis après la rencontre qu’elle ne se sentait pas « au mieux », ce qui donne encore plus de poids à cette victoire. Elle a dit espérer s’appuyer sur ce type de match pour « build more momentum and build more confidence », et s’est dite simplement heureuse d’avoir tenu dans les moments difficiles et d’avoir fini le travail.
Le contexte de ce Roland-Garros ajoute une autre lecture à ce duel. Les premiers jours du tournoi se sont joués sous des températures dépassant 90 degrés Fahrenheit, et Keys a dit qu’elle « love[s] it » quand il fait chaud à Paris, au point de ne pas se souvenir d’un Roland-Garros aussi brûlant pendant autant de jours. L’Américaine a aussi décrit une balle qui devient « super bouncy and fast » dans ces conditions, un détail qui peut peser dans un prochain match où la fraîcheur physique comptera autant que le niveau de jeu.
Mboko avance donc sans avoir livré sa meilleure version, mais avec une victoire qui la maintient dans le tournoi et la place devant un test plus lourd encore. Contre Keys, elle saura vite si cette remontée était seulement une sortie de danger ou le début d’une vraie présence dans le tableau parisien.

