Serge Savard a dit avoir été sous le choc après l’annonce de la mort de Claude Lemieux, survenue alors que l’ancien joueur avait encore été vu publiquement quelques jours plus tôt au Centre Bell. Pour Savard, « Ça nous a tous surpris ».
Le nom de Claude Lemieux agent de joueur revient aussi parce que, après sa carrière sur la glace, il s’était bâti une deuxième vie dans la LNH. Savard a rappelé qu’il était devenu agent de joueurs et que les contrats de ceux qu’il représentait, dont le gardien des Hurricanes Frederik Andersen, valaient quelque chose comme 400 millions. Il a aussi dit que la cérémonie de la flamme au Centre Bell, avant le troisième match contre les Hurricanes, lui avait donné l’impression d’un retour à la maison.
Le bureau du shérif du comté de Palm Beach a dit avoir été informé d’un présumé suicide dans un magasin de meubles de Lake Park, en Floride, et a précisé que la victime serait Lemieux, qui était copropriétaire de l’entreprise. C’est ce contraste qui trouble le plus ceux qui l’ont connu: rien, selon Savard, ne laissait douter qu’il avait un problème quelconque lorsqu’il l’a vu il y a quelques jours.
Savard a dit avoir parlé à Lemieux trois semaines plus tôt au sujet d’un tournoi de golf prévu en août. Lemieux lui avait alors dit qu’il était très heureux de venir au tournoi, et Savard a rappelé que les meilleurs moments de sa carrière sportive avaient été la Coupe Stanley gagnée avec le Canadien en 1986. Il a aussi souligné qu’il l’avait repêché en 1983, au 2e tour, 26e au total.
Cette mort frappe donc au cœur le milieu du hockey, mais elle ouvre aussi une réflexion plus large sur la santé mentale chez les joueurs. Savard a dit qu’un club de hockey n’est pas différent d’une classe d’école de secondaire 1 et que beaucoup répondent d’abord qu’ils sont forts et qu’ils vont s’en sortir eux-mêmes. Pour lui, il faut aller chercher de l’aide et détecter ces problèmes avant qu’ils ne deviennent irréparables.

