Lecture: Immortalité: Poutine aurait dépensé 26 milliards $ pour défier le vieillissement

Immortalité: Poutine aurait dépensé 26 milliards $ pour défier le vieillissement

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aurait dépensé au moins 26 milliards de dollars dans des recherches antivieillissement et sur l’immortalité, alors que le président russe semble de plus en plus préoccupé par le fait qu’il vieillit. C’est le chiffre qui met aujourd’hui la question au premier plan: non pas une spéculation abstraite sur la quête de jeunesse éternelle, mais une somme immense associée à l’État russe et à son chef.

Dans le commentaire télévisé qui accompagne ce dossier, tranche d’entrée: «Je ne pense pas qu’il sera éternel». Il ajoute que «les gens qui sont dotés d’une ambition illimitée et d’un très grand pouvoir... sont tous à peu près, de la même manière, obsédés par l’immortalité». Le thème le fascine d’autant plus que, selon lui, cette course ne relève pas seulement d’une obsession personnelle; elle peut aussi servir de message politique, une forme de propagande aux accents de science-fiction.

Le affirme que Moscou a financé plusieurs pistes à très grande échelle. Le gouvernement russe aurait fait pousser des organes humains à l’intérieur de porcs pour produire des tissus destinés à être éventuellement transplantés. Il aurait aussi investi dans l’impression 3D de tissus vivants, ou bio-impression, ainsi que dans des bains de glace et dans le développement de la cryothérapie. Dans ce paysage, la promesse implicite est simple: repousser la mort, ou du moins l’éloigner le plus possible.

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Mais cette promesse repose sur un terrain contesté. Des experts internationaux remettent en doute le fondement scientifique de ces recherches et estiment que les scientifiques russes obéissent aveuglément aux exigences de leur dirigeant. Autrement dit, l’ampleur du financement ne dit rien, à elle seule, de la solidité des résultats obtenus. Le chiffre est spectaculaire; la preuve, elle, reste bien moins claire.

Stéphan Bureau dit aussi que promettre à sa population de vivre plus longtemps et en meilleure santé n’a rien d’absurde, puisqu’«en ce moment, il y a un bon 70 % de la population qui ne vit pas si longtemps et [qui n’est] pas toujours en santé». Reste la question la plus concrète: quelle part de ces 26 milliards de dollars a réellement été dépensée, et qu’a-t-on obtenu de mesurable en retour? Pour l’instant, c’est là que s’arrête la certitude.

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