L’OGC Nice a adressé un courrier recommandé à Vincent Labrune, président de la Ligue de football professionnel, pour contester le calendrier des barrages de maintien face à Saint-Étienne. Dans cette lettre envoyée au lendemain de la finale de Coupe de France, le club dit se réserver le droit d’engager toute procédure utile et de saisir toutes les juridictions compétentes, nationales comme internationales, si aucun de ses joueurs internationaux n’est disponible pour les deux matches des 26 et 29 mai.
Le document, signé par Maurice Cohen en tant que vice-président délégué niçois, décrit une « position d’extrême difficulté sportive, organisationnelle et économique » née du choix de calendrier de la LFP. Nice affirme que la concomitance entre les barrages et la fenêtre internationale FIFA fixée au 25 mai était « parfaitement prévisible et identifiable de longue date », alors même que la Ligue aurait déposé une demande de dérogation auprès de la FIFA dès le 5 mai, avant de recevoir un refus catégorique le 19 mai.
Le club estime désormais devoir mener dans l’urgence des discussions bilatérales avec les fédérations nationales concernées pour tenter d’obtenir la libération exceptionnelle de plusieurs internationaux. La Côte d’Ivoire a donné son accord pour Elye Wahi au match retour, mais l’attaquant est suspendu pour la manche aller dans le Forez. La Tunisie n’a pas encore accepté la requête concernant Ali Abdi. La Fédération algérienne serait prête à libérer Hicham Boudaoui à condition que tous les internationaux niçois soient libérés. Nice attend aussi l’issue des négociations avec le Ghana pour Kojo Oppong, tandis qu’Antoine Mendy et Yehvann Diouf, sélectionnés avec le Sénégal, sont également concernés.
Au-delà des cas individuels, le courrier vise plus largement le principe même de la programmation. Nice juge contestable que des rencontres qui conditionnent le maintien d’un club en Ligue 1 aient été placées à des dates exposant certains clubs à la perte d’une partie substantielle de leur effectif professionnel. Le club va jusqu’à estimer qu’« une telle situation porte une atteinte manifeste au principe fondamental d’équité sportive qui gouverne les compétitions organisées sous l’égide de la LFP et de la FFF ». Le bras de fer est désormais ouvert à l’approche d’un barrage dont l’issue pèsera directement sur l’avenir du club.
