Lecture: Ferrari Electrique : la Luce, première 100 % électrique de la marque

Ferrari Electrique : la Luce, première 100 % électrique de la marque

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a dévoilé lundi la Luce, sa première voiture 100 % électrique, un cinq places coupé qui pousse la marque de Maranello sur un terrain qu’elle avait longtemps évité. Avec plus de 1 000 chevaux, la Ferrari Electrique affiche des chiffres qui la placent d’emblée dans le sommet de la gamme, tout en revendiquant une identité visuelle et technique conçue avec .

Le véhicule, développé avec le collectif fondé en 2019 par , mesure 5 026 mm de long, 1 999 mm de large et 1 544 mm de haut, pour un poids de 2 260 kg. Ferrari annonce une batterie de 122 kWh, quatre moteurs électriques, des roues de 23 pouces à l’avant et 24 pouces à l’arrière, ainsi que des freins de 390 mm à l’avant et 372 mm à l’arrière. La marque dit que la Luce délivre 1 036 chevaux et 730 lb-pi de couple, abattant le 0 à 100 km/h en 2,5 secondes, le 0 à 200 km/h en 6,8 secondes et atteignant 310 km/h.

Sur la fiche technique, Ferrari avance une autonomie WLTP estimée à 530 km, mais dit tabler sur une distance plus réaliste d’environ 450 km. L’architecture 800 V doit permettre une charge rapide jusqu’à 350 kW sur bornes DC, sans que la marque n’ait précisé les temps de recharge. Cette absence pèse dans la lecture du modèle, car la promesse d’une électrique Ferrari repose autant sur l’usage que sur la performance pure.

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La Luce se distingue aussi par une série de choix inhabituels pour la marque. Ferrari a intégré un système breveté qui capte les sons et les vibrations des moteurs électriques et du train arrière pour les restituer par les haut-parleurs, y compris à l’extérieur du véhicule. Trois niveaux d’intensité sonore sont proposés et peuvent être réglés depuis le volant, qui comporte aussi des palettes pour le contrôle manuel du couple et le freinage régénératif à la demande, ainsi que des boutons physiques sous les branches horizontales.

À bord, l’instrumentation repose sur deux panneaux superposés. Le panneau supérieur, fixé à la colonne de direction et solidaire de ses mouvements, comporte trois ouvertures circulaires qui laissent apparaître les affichages numériques situés en dessous. L’écran tactile de l’infodivertissement pivote pour être utilisé par le conducteur comme par le passager avant. Ferrari décrit la Luce comme un modèle controversé et très différent de ce que l’on associe habituellement à la marque, ce qui en fait plus qu’un simple exercice de transition électrique.

La question qui suit désormais n’est pas de savoir si Ferrari peut construire une électrique rapide. Elle vient de le démontrer. Il reste à voir si la Luce pourra convaincre les clients de la marque que le passage à l’électrique peut garder quelque chose du caractère Ferrari, sans sacrifier ni le prestige ni l’émotion que ses modèles ont longtemps vendus au premier regard.

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