Le Canadien de Montréal a procédé à un changement d’alignement lundi avant le match 3 de la finale de l’Est contre les Hurricanes de la Caroline: Joe Veleno a pris la place d’Oliver Kapanen. Martin St. Louis a dit que la décision ne découlait pas uniquement de la bourde de Kapanen en prolongation, samedi, sur une sortie de zone ratée qui avait mené à l’attaque des Hurricanes et au but vainqueur de Nikolaj Ehlers.
« Kappy is going to be out tonight and it’s not necessarily for that », a résumé St. Louis, avant d’ajouter que la Caroline amène « beaucoup de lourdeur et de vitesse » et que Joey peut offrir cela au Canadien. Le match, présenté lundi, arrive à un moment charnière pour Montréal, qui doit répondre après avoir vu la série se déplacer sous pression et avec peu de marge d’erreur.
Le remplacement de Kapanen ferme donc un bref chapitre pour l’attaquant finlandais, utilisé dans sept des 16 matchs éliminatoires du Canadien. Il n’a pas récolté de point en séries, affiche un différentiel de moins-2 et a passé en moyenne un peu moins de huit minutes et demie par rencontre sur la glace. En saison régulière, Kapanen a joué les 82 matchs de Montréal et a terminé avec 22 buts, 15 passes et 37 points. La production n’a pas été là en séries, mais sa présence avait été constante jusqu’ici.
Veleno arrive avec un profil un peu différent. En six matchs éliminatoires avec le Canadien, il a obtenu une passe et présente un différentiel de moins-1, avec un temps de jeu moyen d’un peu plus de neuf minutes et demie. En saison régulière, il a disputé 61 matchs pour Montréal, avec deux buts, trois passes et cinq points, tout en remportant 51,6 % de ses mises en jeu. C’est aussi ce qui a pesé dans la décision: sa capacité à jouer au centre et à prendre des faceoffs donne au Canadien une option plus stable dans un match où chaque possession compte.
Le choix de St. Louis montre aussi que Montréal cherche à ajuster son équipe pour le style de Caroline plutôt que de seulement punir une erreur isolée. Kapanen a payé le prix visible après son erreur de samedi, mais l’entraîneur a insisté sur un calcul plus large, celui d’un groupe qui veut répondre à l’intensité des Hurricanes avec un joueur jugé plus apte à absorber le rythme et la robustesse du duel. Pour Montréal, le message est clair: le match 3 ne se jouera pas seulement sur le talent, mais sur la capacité à survivre à la vitesse et au poids imposés par l’adversaire.

