Lewis Hamilton a décroché la cinquième place du Sprint Qualifying du Grand Prix du Canada, vendredi à Montréal, après une petite erreur dans son dernier tour. Le Britannique a ainsi battu Charles Leclerc dans une séance disputée en piste pour la première fois depuis la deuxième manche en Chine, un résultat qui tranche avec les deux derniers Grands Prix, au Japon puis à Miami, où il avait été nettement dominé par son coéquipier.
Hamilton a confirmé jeudi à Montréal qu’il n’avait pas utilisé le simulateur de Ferrari avant le week-end, et il estime que ce choix l’a aidé à retrouver des sensations plus nettes. Il a décrit la séance comme la meilleure qualification de Ferrari depuis un bon moment, en expliquant que la voiture se sentait déjà « fantastique » dès la P1 et que l’équipe n’avait apporté que des ajustements légers avant les qualifications. Il a aussi dit qu’il avait choisi une configuration que Ferrari n’avait jamais utilisée auparavant, un réglage qui, selon lui, a transformé la voiture.
Le contexte du week-end rend ce sursaut d’autant plus notable. Ferrari n’avait pas de nouveautés sur la voiture à Montréal, contrairement à Mercedes, McLaren et Red Bull, qui ont présenté de nouvelles pièces. L’équipe italienne a utilisé la pause de trois semaines depuis la dernière course pour éplucher les données et mieux comprendre sa monoplace, et Hamilton a dit que ne pas passer par le simulateur avait été ce qu’il avait ressenti de mieux de toute l’année. « SQ1 et SQ2 se passaient bien », a-t-il résumé, avant d’ajouter qu’il était simplement heureux d’être dans le combat et de prendre du plaisir en piste.
Le point de friction, toutefois, reste clair: Hamilton a lui-même reconnu qu’il ne comprenait pas pourquoi les autres semblaient pouvoir « monter un peu plus » au moment décisif. Ferrari arrive donc à Montréal avec des signes d’amélioration, mais sans garantie que cette base suffise face aux progrès des rivaux. Pour Hamilton, l’essentiel est ailleurs pour l’instant: le Circuit Gilles Villeneuve reste un terrain de réussite, depuis sa première pole et sa victoire en 2007, et il espère que cette nouvelle configuration pourra tenir jusqu’à la course et le reste du week-end.

