Lewis Hamilton a pris la cinquième place des qualifications sprint du Grand Prix du Canada, à Montréal, après une petite erreur lors de son dernier passage en piste. Le Britannique a laissé Charles Leclerc derrière lui dans une séance disputée, pour la première fois dans une session compétitive depuis le deuxième rendez-vous de la saison, en Chine.
Hamilton a dit jeudi à Montréal qu’il n’avait pas utilisé le simulateur avant le week-end, et il a décrit la séance comme la meilleure séance de qualifications qu’il ait connue avec Ferrari depuis un moment. Il a ajouté que la voiture lui avait paru fantastique dès la P1, avant que lui et ses ingénieurs n’apportent des ajustements subtils en allant vers les qualifications. Pour lui, le résultat est allé au-delà du simple rang sur la feuille des temps.
« C’est probablement la meilleure séance de qualifications que nous ayons eue depuis un moment », a dit Hamilton. « Vraiment excellent travail avec les ingénieurs, changements de réglages, la voiture se sentait vraiment fantastique dès la P1, et nous avons fait seulement des changements subtils avant les qualifications. »
Le pilote de 40 ans a expliqué qu’il n’avait pas fait le sim, une décision qui, selon lui, l’a aidé à se concentrer davantage sur sa préparation physique et sur l’analyse détaillée du comportement de la voiture. Il a aussi dit avoir choisi un réglage qu’ils n’avaient encore jamais utilisé, et que cette configuration avait transformé la voiture pour lui. « J’ai trouvé cela beaucoup plus utile, d’abord parce que j’ai pu me concentrer sur l’entraînement sans être distrait », a-t-il expliqué. « Et la seconde partie, c’est vraiment d’aller au peigne fin sur la stabilité de caisse, l’équilibre en virage et l’équilibre mécanique. Et j’ai choisi un réglage que nous n’avions jamais utilisé avant, et cela a transformé la voiture pour moi, donc j’espère que cela augure bien pour le reste du week-end. »
Ferrari arrive à Montréal sans aucune nouveauté technique pour ce week-end, contrairement à Mercedes, McLaren et Red Bull, qui ont apporté de nouvelles pièces. Dans ce contexte, la cinquième place de Hamilton a une valeur particulière, d’autant que le Britannique avait nettement été dominé par Leclerc lors des deux derniers Grands Prix, au Japon puis à Miami. Le temps laissé par la pause de trois semaines depuis la dernière course a aussi permis à Ferrari de passer ses données au crible et de mieux comprendre sa voiture.
Hamilton a encore du travail avant la course de samedi à 17h, puis la finale sprint à 16h et les qualifications du Grand Prix à 21h, mais le signal envoyé à Montréal est plus clair que son classement brut. Depuis sa première pole position et sa première victoire au Canada en 2007, le circuit de Montréal lui a souvent réussi. Cette fois, il a surtout retrouvé une Ferrari qui lui a enfin donné des réponses, et pas seulement des promesses.

