George Russell a abandonné le Grand Prix du Canada au 30e tour après un problème soudain de groupe propulseur qui l’a fait traverser l’herbe au virage 8. Le pilote Mercedes était alors à seulement un demi-seconde de Kimi Antonelli, au cœur d’un duel interne qui avait déjà animé la première moitié de la course.
Russell a ralenti puis s’est arrêté, avant de jeter l’appuie-tête hors de la voiture et de frapper la W17 avec ses mains, visiblement frustré par une sortie qui a coupé net sa course. Mercedes a ensuite confirmé qu’une défaillance du groupe propulseur était à l’origine de l’abandon. Pour le Britannique, qui a vu sa bataille avec Antonelli se prolonger après leur affrontement du sprint, la conséquence est immédiate: il quitte Montréal avec zéro point.
La course avait pourtant pris la forme d’un mano a mano serré entre les deux Mercedes. Dans la première moitié du Grand Prix, Russell et Antonelli roulaient nez à nez et ont échangé leurs positions à plusieurs reprises, chacun cherchant à prendre l’avantage sans rompre le rythme de l’autre. Cette lutte avait déjà commencé pendant le sprint, et le Grand Prix du Canada a simplement prolongé un duel devenu l’un des fils conducteurs du week-end.
L’abandon a aussi une portée particulière parce qu’il met fin à une série de fiabilité pour Russell. C’était son premier abandon depuis le Grand Prix de Grande-Bretagne 2024, un repère qui souligne la rareté d’un tel incident dans sa saison. Ici, la panne n’a pas seulement brisé une opportunité de points; elle a aussi privé Mercedes d’une chance de transformer une bataille interne serrée en résultat complet, alors que les deux pilotes étaient encore engagés dans un échange direct au moment où tout s’est arrêté.
La suite dépend désormais de la capacité de Mercedes à comprendre ce qui a lâché sur la W17 et à éviter qu’un tel incident ne se reproduise. Pour Russell, le constat est plus simple: une course tenue sous contrôle jusqu’à ce que le groupe propulseur l’oblige à rentrer aux stands pour de bon.

