Aston Villa a battu Manchester City 2-1 le 24 mai 2026 à l’Etihad Stadium, dans un match de clôture de saison qui a tourné au dernier acte d’une époque. Devant 60.332 spectateurs, un record porté par l’ouverture de l’extension de la nouvelle tribune baptisée The Pep Guardiola Stand, les visiteurs ont renversé City après un début de soirée placé sous le signe des adieux.
Pep Guardiola était bien présent et a reçu une ovation nourrie avant le coup d’envoi. John Stones, Bernardo Silva et Guardiola ont été salués avant la rencontre, puis l’Espagnol a vécu son 593e match à la tête de Manchester City dans une atmosphère qui ressemblait à une séparation assumée. Guardiola avait déjà laissé entendre que ce moment arrivait, disant notamment que c’était le temps, qu’il pensait avoir peut-être eu tort au moment de l’annoncer, et que le passé avait été très bon, mais que l’avenir serait meilleur sans lui.
Sur le terrain, City a pris l’avantage à la 23e minute grâce à Antoine Semenyo. Lamare Bogarde a dévié le corner et Semenyo a repris au second poteau pour ouvrir le score, mais l’élan des locaux n’a pas duré. Après la pause, Ollie Watkins a égalisé tôt en seconde période à la suite d’un corner de Leon Bailey, avant de s’échapper ensuite dans le dos de la défense pour inscrire le but de la victoire. Phil Foden a bien cru ramener City dans la partie avec une frappe tardive, mais l’action a été refusée pour hors-jeu.
Le résultat a eu une portée plus large que le seul tableau d’affichage. Guardiola avait espéré terminer cette saison par une victoire, mais Manchester City n’a pas réussi à imposer son jeu de conservation face à Aston Villa, pourtant auréolé de son titre en Europa League la semaine précédente. La soirée, marquée aussi par une température de 25C et par la réception réservée à Guardiola à son arrivée, a surtout montré une équipe de City en train de perdre sa maîtrise au moment même où son entraîneur s’apprête à partir.
Pour Aston Villa, ce succès a donné du poids à une fin de saison déjà chargée. Pour City, il a fermé un chapitre sans offrir le départ qu’il espérait. Et autour de l’Etihad, le message paraissait limpide: la nouvelle ère de Manchester City commence au moment même où Guardiola sort enfin du cadre.

