Massimiliano Allegri a tenté de remettre Ac Milan sur une seule ligne de conduite, samedi, lors de sa conférence de presse d’avant Cagliari, tenue avant la finale de la saison. L’entraîneur a insisté sur le fait que le club devait rester « la force motrice de tout », alors que les Rossoneri jouent dimanche leur dernier grand rendez-vous de l’année.
« Demain, nous espérons gagner et obtenir la qualification pour la Ligue des champions », a déclaré Allegri, en plaçant d’emblée l’enjeu sportif au-dessus de tout le reste. Il a ajouté que les propriétaires avaient « toujours été là pour l’équipe » et qu’ils avaient récemment compris l’importance d’être encore plus proches du groupe, un signe de soutien qu’il a dit apprécier.
Le poids de ces mots tient à ce qu’ils arrivent au moment le plus sensible de la saison. Milan aborde ce match avec l’occasion d’assurer sa place parmi les grands d’Europe, et Allegri n’a pas cherché à dissiper la pression. Il a au contraire assumé le lien direct entre le classement actuel et les ambitions du début d’exercice: si Milan est troisième, a-t-il dit, cela signifie que l’équipe n’était pas au niveau pour se battre pour le Scudetto.
Son discours a aussi servi à fermer la porte aux spéculations du jour. Interrogé sur les dynamiques internes du club, Allegri a répondu qu’il devait « se concentrer sur le fait d’être un entraîneur », ajoutant: « Ce sont des dynamiques d’entreprise. Je dois me concentrer sur le fait d’être un entraîneur, ce qui n’est pas facile. » Il a aussi jugé inutile de parler d’Allegri, Tare et Marco alors qu’il restait 30 heures avant le match le plus important de l’année, préférant repousser toute évaluation à lundi, une fois la rencontre terminée.
Cette mise au point intervient alors que, ces derniers jours, des discussions ont circulé sur un éventuel retour d’Adriano Galliani aux côtés d’Allegri, dans un contexte où son nom figure parmi les candidats évoqués pour succéder à Giorgio Furlani comme directeur général. Le dossier Igli Tare alimente aussi les conversations depuis deux semaines, avec des versions contradictoires sur son départ ou non. Dans ce climat, Allegri a choisi de couper court: le club décidera après le match, pas avant.
Il a également répondu à la pique de Beppe Marotta en rappelant que Milan n’était « qu’à un pas de la deuxième étoile », tout en adressant ses félicitations au président de l’Inter pour sa saison. Sur ce point aussi, Allegri a ramené la discussion au terrain et au calendrier: finir au mieux maintenant, puis repartir avec plus d’ambition. La formule a le mérite d’être nette. Pour Milan, tout se jouera d’abord contre Cagliari, et seulement ensuite dans les bureaux.

