Aston Villa a battu Manchester City 2-1 dimanche à l’Etihad Stadium, au terme d’un match qui a servi de scène d’adieux à Pep Guardiola pour sa 593e et dernière rencontre à la tête du club. Ollie Watkins a marqué les deux buts des visiteurs, tandis que Semenyo avait ouvert le score en première période pour Villa.
Ce résultat a refermé la saison de Premier League avec Arsenal sacré champion et Manchester City relégué au rang de dauphin. Pour City, la soirée avait pourtant été pensée comme un hommage plus large: l’équipe avait aligné un groupe remanié et offert du temps de jeu à de jeunes joueurs, pendant que le club préparait une cérémonie pour Guardiola, Bernardo Silva et John Stones.
L’ambiance était celle d’une fin de cycle assumée. Des membres du staff portaient des maillots « Guardiola - 10 » pour saluer les dix années de service du technicien espagnol, arrivé en 2016 et parti après avoir remporté 14 titres avec City, dont cinq Premier League, en 358 matches. Dans les tribunes et sur la pelouse, le club a aussi célébré Ederson, désormais à Fenerbahce, comme pour refermer une période où plusieurs cadres ont façonné l’identité de l’équipe.
Le gardien brésilien a d’ailleurs livré un message de départ sans détour: il a dit être heureux de revenir, de revoir les joueurs, le staff et le stade, et a expliqué qu’il était venu pour dire au revoir à Guardiola et à ses coéquipiers. Il a remercié le club de lui avoir ouvert ses portes et s’est dit fier d’avoir participé à cette histoire. Dans le même esprit, Ilkay Gündogan a laissé un message de gratitude, affirmant qu’il ne pouvait que remercier tout le monde pour ses huit merveilleuses années au club, qu’il décrit comme sa famille et sa maison.
La contradiction de la soirée tenait précisément à cela: City voulait saluer son passé, mais le terrain a rappelé qu’une transition ne se contrôle jamais totalement. Erling Haaland a terminé la saison meilleur buteur du championnat avec 27 réalisations, mais cela n’a pas empêché Villa de faire dérailler la dernière de Guardiola à l’Etihad. Le technicien repart avec un palmarès immense; le club, lui, entre dans une nouvelle phase sans l’homme qui a dirigé son époque la plus dominante.

