George Russell a remporté le Sprint du Grand Prix Canada 2026 samedi au Circuit Gilles Villeneuve, en devançant Lando Norris au terme d’une course marquée par un contact avec Kimi Antonelli. Le pilote Mercedes a franchi la ligne en tête après un départ nerveux et une bataille qui s’est jouée dans les premières positions jusqu’au drapeau à damier.
Antonelli a terminé troisième, mais la voiture a été bousculée dans l’accrochage avec Russell, au cours duquel l’Italien a été poussé sur l’herbe. Oscar Piastri a pris la quatrième place, devant Charles Leclerc, cinquième après qu’un autre tour a coûté une position supplémentaire à Lewis Hamilton. Max Verstappen a fini septième, Arvid Lindblad huitième, Franco Colapinto neuvième pour Alpine et Carlos Sainz dixième pour Williams.
La Sprint a aussi offert un résultat marquant à Liam Lawson, remonté de la 18e place de départ jusqu’à la onzième. Gabriel Bortoleto a terminé douzième pour Audi, Esteban Ocon a pris la place suivante, Sergio Perez a fini entre les deux pour Cadillac et Nico Hulkenberg a clôturé sa course en quinzième position pour Audi, avec une pénalité de 10 secondes en fin d’épreuve. Lance Stroll a terminé 16e pour Aston Martin après avoir frôlé l’abandon au départ, tandis qu’Isack Hadjar et Fernando Alonso ont fini derniers après avoir tous deux rentré aux stands pendant la Sprint.
Ce week-end au Canada avait déjà un parfum particulier: le Circuit Gilles Villeneuve accueillait pour la première fois le format Sprint, avec une seule séance d’essais libres vendredi et une évolution de piste jugée immense. La grille a encore été bouleversée avant même le départ, avec quatre pilotes — Ollie Bearman, Pierre Gasly, Valtteri Bottas et Alex Albon — partis de la voie des stands après des changements de parc fermé. Stroll a lui aussi été ramené au garage avant le départ à cause d’un problème de suspension avant, tandis que lui, Perez et Bottas étaient censés s’élancer en pneus tendres; Lindblad avait opté pour les pneus durs en neuvième position, et tous les autres ont choisi le médium.
Le bilan de cette première Sprint canadienne reste clair: Russell a converti sa vitesse en victoire, mais le train de tête s’est construit dans le désordre, sur une piste encore en pleine montée en température et dans un peloton où les écarts de stratégie ont pesé autant que le rythme pur. Avec plusieurs équipes déjà munies de nouveautés et deux écuries seulement, Ferrari et Aston Martin, sans composants actualisés pour ce rendez-vous, la course a surtout montré combien le Grand Prix Canada 2026 pouvait basculer vite dès qu’un contact ou un départ de la voie des stands redistribuait tout.

