Lecture: Formula 1 Montreal et les séries du Canadien animent un week-end hors norme

Formula 1 Montreal et les séries du Canadien animent un week-end hors norme

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Montréal vit un croisement rare cette semaine: pour la première fois, une course de Formula 1 Montreal tombe pendant une poussée des en séries, et la ville s’apprête à encaisser les deux à pleine vitesse. Tandis que le Canadien dispute son match 2 jeudi soir à Carolina, le Grand Prix du Canada commence samedi sur l’île Notre-Dame, à moins de 24 heures d’intervalle.

Le résultat est déjà visible dans les rues et dans les conversations. À l’extérieur de son pub, a dit qu’il comptait regarder les matchs du matin jusqu’après minuit, parce que tout s’aligne enfin pour les amateurs de sport montréalais. « Wonderful, wonderful, wonderful, wonderful », a-t-il lancé, avant d’ajouter: « Won-der-ful. » Pour lui, les séries de la LNH sont « the cherry on the cake », les planètes sont « parfaitement alignées » et « it’s amazing ». , lui, voit dans cette séquence « the beginning of a new era » pour la ville comme destination sportive.

Le calendrier explique une partie de l’effervescence. Montréal a longtemps accueilli son Grand Prix en juin, mais la course a été déplacée en mai à partir de cette année, ce qui la fait tomber pile au moment où le Canadien est encore en vie au printemps. C’est aussi la première fois qu’une course éliminatoire du Canadien coïncide avec le Grand Prix canadien, alors que l’équipe n’avait plus atteint ce stade depuis plus d’une décennie, à l’exception de sa présence en finale de la Coupe Stanley en 2021, en pleine pandémie.

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Cette semaine, le Habs mascot a même visité le Circuit Gilles Villeneuve pour remettre des chandails à des pilotes de F1, un clin d’œil qui résume bien l’ambiance. Plus tôt dans la semaine, le est devenu la première équipe canadienne à remporter le championnat de la , ajoutant une autre couche à une période déjà chargée pour le sport local. Mardi, l’attention était au hockey; samedi, elle sera au circuit. Entre les deux, Montréal tente de vendre au monde une ville où les grandes scènes sportives se répondent au lieu de se concurrencer.

Le Grand Prix du Canada reste le plus grand événement touristique de Montréal, et s’attend à 170 000 visiteurs uniques au circuit ce week-end. Plus de la moitié des spectateurs de la F1 viennent de l’extérieur du Québec, et près de 30 pour cent arrivent des États-Unis et d’autres pays. Le contraste avec le Canadien est net: la série attire un public plus local, pendant que le week-end du Grand Prix amène dans la ville des touristes qui découvrent, parfois de près, l’intensité de la ferveur montréalaise pour le hockey.

Dans ce flot, même les visiteurs s’adaptent à la météo sportive de la ville. Gil Hawkins Jr., venu du Connecticut pour le Grand Prix, a dit qu’il ne savait pas comment tout le monde allait tenir le rythme. Il s’est aussi demandé s’il allait devoir se cacher samedi soir, au moment où quelque chose d’autre pourrait encore capter l’attention de Montréal. C’est peut-être ça, le vrai signe du moment: la ville ne choisit plus entre ses grandes passions, elle les empile, et tout le monde essaie de suivre.

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