Mercedes a frappé fort vendredi à Montréal, en dominant les deux premières séances du week-end du Grand Prix du Canada sur le circuit Gilles-Villeneuve. Kimi Antonelli a signé le meilleur temps de la première séance libre, avant que George Russell ne s’impose dans la qualification sprint, tandis que Fernando Alonso a provoqué le seul drapeau rouge de l’après-midi en tapant le mur en Q1.
Antonelli a devancé Russell d’un dixième de seconde en essais libres, avec Lewis Hamilton relégué à sept dixièmes et Charles Leclerc à neuf dixièmes. Max Verstappen a pris la cinquième place, devant Lando Norris et Oscar Piastri, classés sixième et septième, dans une séance où Russell a lui aussi quitté la trajectoire avant de toucher doucement le rail. Plus loin, Lance Stroll a terminé 17e, et Alex Albon a heurté une marmotte dans un virage avant d’aller frapper le mur.
Le résultat de Russell en qualification sprint a confirmé la montée en puissance de Mercedes sur un tracé où la voiture semblait déjà à l’aise dès l’ouverture de journée. L’équipe avait promis des ajustements pour Montréal, et le Britannique a expliqué que les améliorations apportées à la monoplace étaient vraiment bonnes, saluant le travail de mise au point du team. Il a aussi dit être ravi de retrouver la première place, ce qui ne lui était pas arrivé depuis longtemps.
Cette performance tombe à point nommé pour une équipe décrite comme dominante depuis le début de la saison, mais qui cherchait encore à traduire ses promesses en résultats solides sur un week-end complet. McLaren a également apporté des modifications importantes à ses voitures, ce qui rend la hiérarchie du plateau encore plus intéressante avant la course sprint de samedi et le Grand Prix du Canada de dimanche. Antonelli, lui, arrivait à Montréal porté par ses trois victoires consécutives lors des Grands Prix précédents, ce qui donnait à son meilleur chrono en essais libres une portée particulière, même si Russell a ensuite pris le relais au moment décisif.
Le tableau de vendredi laisse Mercedes avec une vraie chance de convertir son rythme en gros points dès samedi, mais l’après-midi a aussi rappelé à quel point Montréal peut vite renverser une séance bien lancée. Entre l’accident d’Alonso, les écarts serrés au sommet et les erreurs de piste de plusieurs pilotes, la marge reste mince avant les deux rendez-vous qui peuvent encore rebattre les cartes.

