Lecture: Pentagone presse Ottawa sur le F-35 et exige un plan clair pour l’Otan

Pentagone presse Ottawa sur le F-35 et exige un plan clair pour l’Otan

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Le veut que le gouvernement tranche rapidement sur l’achat complet des F-35 et présente sans délai un plan crédible pour atteindre le seuil de dépenses de l’Otan. Jeudi, des responsables du département américain de la Défense ont dit attendre de Ottawa une décision « rapide » sur le dossier et une feuille de route nette sur le financement militaire.

Le message vise un contrat que le Canada a déjà commencé à honorer. Ottawa a commandé 88 F-35 pour l’ en 2023, mais il n’est actuellement lié que par un engagement portant sur 16 appareils, tandis qu’il n’a pas confirmé les 72 autres. Le gouvernement canadien réexamine l’accord dans un contexte de détérioration de l’alliance Canada-États-Unis et étudie une flotte mixte associant des F-35 à des Gripen suédois.

Le Pentagone ne cache pas son impatience. Un haut responsable a présenté les lenteurs et le manque de transparence entourant l’examen canadien comme un cas où « la priorité est donnée à la politique au détriment de notre responsabilité commune en matière de défense de l’Amérique du Nord ». Washington veut une conclusion rapide, selon le responsable.

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Cette pression arrive alors que la relation militaire bilatérale subit déjà d’autres secousses. Cette semaine, Washington a suspendu la commission de coopération en matière de défense entre le Canada et les États-Unis, une pause qui ne touche pas les opérations du , mais dont l’effet sur la planification stratégique conjointe du système antimissile et aérien voulu par n’a pas été précisé. Le Canada a été invité à contribuer à ce projet, et le gouvernement Carney a manifesté de l’intérêt sans aller jusqu’à un engagement ferme.

Le contexte budgétaire n’arrange rien. La suspension semble liée à l’absence d’un plan canadien pour consacrer 3,5 % du PIB aux forces armées, plus 1,5 % du PIB supplémentaire aux infrastructures de défense. La semaine dernière, le américain a estimé que Golden Dome pourrait coûter environ 1200 milliards de dollars sur 20 ans, une facture qui donne une idée de l’ampleur des choix que les deux capitales doivent encore faire.

Pour Ottawa, le vrai test n’est plus seulement de savoir quel avion acheter. Il s’agit de dire jusqu’où le pays est prêt à aller pour rester crédible auprès de Washington tout en redessinant sa propre stratégie de défense.

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