Alberta ajoutera une question à son référendum du 19 octobre, et celle-ci demandera aux électeurs si la province doit rester au sein du Canada ou si le gouvernement de l’Alberta doit amorcer le processus juridique prévu par la Constitution pour tenir un référendum provincial contraignant sur une éventuelle séparation.
Danielle Smith a fait cette annonce jeudi soir dans une allocution télévisée payée. La première ministre avait déjà pris la parole à la télévision en février pour annoncer la tenue du référendum, que les Albertans doivent trancher cet automne par une série de questions.
La nouvelle question met maintenant au centre du vote la possibilité même d’un chemin légal vers la séparation, plutôt qu’une simple expression d’opinion politique. Elle rejoint ainsi la consultation prévue pour le 19 octobre et donne aux électeurs un choix plus direct sur l’avenir constitutionnel de la province.
Smith a formulé la question en des termes explicites: « Alberta should remain a province of Canada or should the government of Alberta commence the legal process required under the Canadian constitution to hold a binding provincial referendum on whether or not Alberta should separate from Canada? » Cette formulation laisse peu de place à l’ambiguïté et confirme que le scrutin ne portera pas seulement sur le mécontentement politique, mais sur le lancement formel d’une démarche de séparation.
Le contexte est important parce que le référendum devait déjà se présenter comme une série de questions soumises aux Albertans cet automne. L’ajout de cette question sur la séparation fait du vote du 19 octobre un moment plus lourd qu’un simple exercice de consultation: il oblige les électeurs à se prononcer sur le début éventuel d’un processus légal encadré par la Constitution canadienne.
Ce qui demeure en jeu maintenant, c’est moins l’existence du référendum que la portée de la réponse qu’il peut produire. Si la question est approuvée, le gouvernement de l’Alberta recevra un mandat politique pour enclencher la prochaine étape; si elle est rejetée, le débat sur la séparation restera sans voie procédurale immédiate.

