Un enfant de 4 ans a été blessé le 16 mai à Montréal après l’utilisation de produits pyrotechniques à l’angle de la rue Jean-Talon et de la 6e Avenue, dans le quartier Saint-Michel. L’incident est survenu à la sortie d’un match de soccer, alors que des célébrations se sont poursuivies avec des feux d’artifice.
Selon les informations rapportées par des citoyens et des intervenants sur place, le jeune enfant aurait subi des blessures aux jambes. François Sauvé a résumé la portée de l’événement en disant qu’« un jeune enfant de 4 ans aurait subi des blessures aux jambes lors de ces célébrations ». Pour les autorités, ce dossier dépasse largement la simple fête de voisinage: les personnes responsables pourraient faire face à des accusations criminelles une fois l’enquête terminée.
Ce cas s’ajoute à une série d’épisodes récents qui ont poussé le Service de police de la Ville de Montréal à durcir le ton. Quelques jours plus tôt, l’usage de feux d’artifice avait déjà provoqué un début d’incendie au coin de la rue Everett et de la 18e Avenue. Le feu a été rapidement maîtrisé et les dommages matériels sont restés limités, mais l’avertissement était clair. En novembre dernier, un événement semblable s’était aussi produit près du canal de Lachine.
La réglementation en vigueur interdit les produits pyrotechniques lors de rassemblements à Montréal sans autorisation préalable. Cette interdiction vise les pétards, les feux d’artifice, les fusées, les chandelles romaines et les fumigènes. Elle demeure d’autant plus difficile à faire respecter que ces articles sont encore en vente dans certains dépanneurs et épiceries, alors même que les autorités disent observer une répétition des mêmes scènes dans plusieurs quartiers.
Guy Lapointe a mis en garde contre la violence imprévisible de ces objets en affirmant: « Ça peut réellement partir dans toutes les directions. On veut tous célébrer et c’est normal, mais il faut le faire de façon sécuritaire ». Le SPVM, de son côté, prévoit une réponse systématique à toute infraction au règlement. Les policiers interviendront « dès qu’une pièce pyrotechnique sera observée, manipulée ou utilisée » lors d’un rassemblement, a indiqué le service, ajoutant que « les interventions pourront comprendre la saisie immédiate du matériel, l’émission de constats d’infraction et, lorsque la situation le justifie, des arrestations afin de prévenir tout risque pour la sécurité du public ».
Deux rassemblements ont déjà nécessité l’intervention des policiers samedi soir dans Le Sud-Ouest et à Saint-Léonard, avec des centaines de pièces pyrotechniques en cause. Le SPVM a aussi annoncé qu’une surveillance accrue sera mise en place au centre-ville. Après le blessé de Saint-Michel, le message est sans ambiguïté: à Montréal, la ligne entre célébration et infraction est désormais traitée comme une question de sécurité publique, et non comme un excès festif sans conséquence.

