Lecture: Canadiens De Montréal Direct: Carrier s’attend à jouer en terrain hostile

Canadiens De Montréal Direct: Carrier s’attend à jouer en terrain hostile

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savait déjà, jeudi matin, qu’il ne serait pas vraiment à la maison dans la série contre les . Quelques heures avant le premier match de la finale de l’Association de l’Est, l’attaquant des a raconté que son téléphone n’arrêtait pas de sonner depuis le but gagnant d’ en prolongation dans le septième match contre les , lundi soir.

Carrier, 31 ans, n’a pas tenté d’embellir la scène. Il a dit qu’il ne pensait pas que sa famille puisse encourager à 100 % pour la Caroline face au Canadien. Il s’attend plutôt à évoluer dans le camp ennemi, entouré de proches qui penchent pour Montréal. « D’après moi, tous mes chums votent pour Montréal, et d’après moi, ma femme aussi », a-t-il dit.

Ce n’est pas seulement une question de couleur locale. Le natif du Québec va entrer dans une série où les allégeances familiales croisent le hockey de haut niveau, avec des enfants qui auront même l’occasion d’aller au Centre Bell lorsque la série se transportera à Montréal pour les matchs 3 et 4, lundi et mercredi prochain. Carrier leur a déjà dit que l’ambiance y serait beaucoup plus bruyante et leur a conseillé de porter le chandail de la Caroline le moins possible quand ils viendront à Montréal.

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Cette finale de l’Est prend donc une tournure très personnelle pour un joueur qui connaît déjà la dernière marche. Carrier a remporté la Coupe Stanley avec les en 2023, mais il arrive dans cette série sans le poids offensif qu’il espérait peut-être apporter. Il a été blanchi en huit matchs dans la présente série éliminatoire des Hurricanes, un chiffre qui rappelle à quel point chaque détail compte à ce stade de l’année.

Sur la glace, il a tout de même de bonnes raisons d’aimer ce duel. Carrier a dit apprécier le style de jeu de Rod Brind’Amour et de , qu’il a décrit comme un hockey de la nouvelle génération. Il a expliqué qu’il aimait voir des équipes qui tentent des jeux, qui essaient de ne rien donner, mais qui savent aussi profiter des surnombres. « J’adore ce qu’ils font! C’est la nouvelle génération et c’est du beau hockey. Je regarde les matchs et ils tentent des jeux. C’est la même chose que nous faisons ici. On essaie de ne rien donner, mais lorsqu’il y a des surnombres, Rody nous laisse jouer. Dans le temps, c’était la trappe contre la trappe, ce n’est pas ça qu’on joue », a-t-il dit.

Ce qui rend la série encore plus intéressante, c’est le contraste entre l’élan collectif de la Caroline et le poids émotionnel du dossier montréalais. Carrier a dit que la confiance change la façon de jouer, que les papillons diminuent avec l’expérience et que les jeunes joueurs arrêtent parfois de tenter certaines choses en prolongation par peur de commettre une erreur. C’est précisément le genre de détail que les séries éliminatoires exposent sans pitié: une équipe avance avec son système, l’autre avec son identité, et un Québécois de 31 ans se retrouve entre les deux, dans un match où sa propre famille risque de vibrer contre lui.

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