Lecture: Hurricane: le Canada anticipe une saison légèrement sous la moyenne

Hurricane: le Canada anticipe une saison légèrement sous la moyenne

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Le prévoit une saison de Hurricane légèrement inférieure à la moyenne, à mesure que le phénomène El Nino s’installe et commence à perturber la formation des tempêtes dans l’Atlantique. La saison atlantique des ouragans débute le 1er juin et se termine le 30 novembre.

Le météorologue d’ a expliqué jeudi qu’El Nino fait remonter des eaux plus chaudes à la surface de l’océan Pacifique près de l’équateur, un signal climatique qui devrait se manifester au moment où la saison des ouragans atteint son pic en septembre. Cette configuration crée un cisaillement du vent sur le côté ouest de l’Atlantique, un facteur capable de freiner la formation ou l’intensification d’un ouragan.

Cette prévision compte, parce que le risque ne disparaît pas lorsque les chiffres baissent. Robichaud a rappelé que les Canadiens doivent toujours se préparer à des conditions météorologiques dommageables et qu’un ou deux systèmes nommés touchent habituellement le territoire canadien chaque année. Il a aussi insisté sur un point simple: même en année El Nino, de gros ouragans peuvent encore se former dans l’Atlantique.

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Il a cité septembre 2002, lorsque l’ouragan Gustav a touché terre au Cap-Breton. La tempête avait balayé l’est de la Nouvelle-Écosse avec de fortes pluies et des rafales dépassant 100 kilomètres à l’heure, avant de couper le courant dans certaines parties de Halifax et de poursuivre vers l’Île-du-Prince-Édouard. Plus récemment, a atteint la Nouvelle-Écosse le 24 septembre 2022, provoquant plus de 800 millions de dollars en dommages assurés et la mort de trois personnes au Canada.

Le contraste entre des prévisions plus calmes et les dégâts possibles est au cœur du message des météorologues. Robichaud a expliqué que les périodes où le cisaillement du vent diminue peuvent ouvrir une fenêtre propice au développement d’une tempête, et qu’un système qui se forme pendant cet intervalle peut encore devenir très dommageable au Canada. En d’autres termes, une saison en dessous de la moyenne n’écarte pas un épisode marquant.

Les prévisions américaines vont dans le même sens. Cette semaine, l’agence fédérale a anticipé de huit à 14 tempêtes nommées, de trois à six ouragans et d’un à trois ouragans majeurs, alors qu’une saison moyenne compte 14 tempêtes nommées, sept ouragans et trois ouragans majeurs. prévoit pour sa part l’activité globale la plus faible depuis 2015, année où est arrivé l’El Nino le plus puissant observé en 75 ans.

Le climat peut donc réduire les probabilités sans effacer le danger. Robichaud a résumé ce paradoxe en rappelant que lorsqu’on parle d’une activité sous la moyenne, beaucoup de gens baissent la garde, alors qu’il suffit d’une seule tempête — comme Fiona — pour bouleverser une saison entière. Pour le Canada atlantique, la vraie question n’est pas de savoir si la saison sera calme, mais quel système viendra quand les conditions se relâcheront assez pour laisser passer une tempête.

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