Lecture: Alexandre Carrier et Phillip Danault redonnent au Canadien un atout clé

Alexandre Carrier et Phillip Danault redonnent au Canadien un atout clé

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Juste avant Noël, le a envoyé un choix de deuxième tour aux pour ramener en Californie. Le pari était simple: le remettre au centre des mises en jeu difficiles et des assignments les plus lourds. Avant le match no 6 contre les , ce pari paraissait payant.

Danault avait remporté 61,9 % de ses mises en jeu en séries éliminatoires et 66,2 % dans la série. Contre , il avait gagné 70 % de ses mises au jeu dans la série, puis 12 des 14 face-à-face dans les quatre autres matchs après le match 4, pour un taux de 85,7 %. Ce n’est pas un détail de feuille de pointage. C’est le genre de chiffre qui change la manière dont une équipe respire quand la série se resserre.

Après le match 4, Danault avait dit que sa confiance était là et qu’il sentait celle de . Il avait aussi résumé son retour avec des mots directs: il se sentait aligné, savait quel était son rôle, et jouait peut-être son meilleur hockey depuis les séries de l’an dernier. À cinq ans de son premier passage à Montréal, qui s’était terminé par une participation à la finale de la Coupe Stanley, ce retour a pris la forme d’une réhabilitation sportive autant que d’un ajustement tactique.

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Le Canadien l’avait rappelé pour gagner des mises en jeu et absorber les confrontations les plus exigeantes. Danault avait déjà vécu ce type de mission dans sa première période à Montréal, dans un style de pression élevé sous . Cette fois, il revient dans une série où les meilleurs joueurs des deux clubs sont scrutés à la loupe, et où chaque rondelle gagnée au cercle peut déplacer un match.

a dit que c’était une expérience que Danault n’avait pas vraiment traversée. Il a aussi rappelé que, à cette période de l’année, il y a des oscillations d’élan chez les meilleurs joueurs, de longues séquences sans production à cinq contre cinq, puis une occasion de faire la différence. Pour Montréal, le lien est évident: quand les gros joueurs sont sous pression et que les opportunités se font rares, un centre comme Danault peut décider de la direction d’une série sans jamais apparaître comme son visage.

Le vrai test maintenant, c’est la durée. Les chiffres de Danault montrent qu’il a déjà soutenu le rythme jusque-là. La question est de savoir si cette maîtrise au cercle et cette capacité à neutraliser les bons adversaires peuvent tenir alors que la série approche de son point de rupture. Pour Montréal, c’est là que l’échange d’un choix de deuxième tour commence à ressembler à un coup ciblé plutôt qu’à un simple retour aux sources.

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